La date du 2 mars 2026 marque l’ultime échéance pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales annuelles au titre de l’exercice 2025. La Direction Générale des Impôts appelle les contribuables concernés à effectuer leurs formalités en ligne via le téléservice SIMPL-IR.
Sont notamment visés les titulaires de pensions de retraite de source étrangère domiciliés fiscalement au Maroc, les salariés percevant au moins deux revenus relevant de la catégorie des revenus salariaux et assimilés, ainsi que les exploitants agricoles bénéficiant d’une exonération permanente de l’impôt sur le revenu pour leurs activités agricoles lorsque leur chiffre d’affaires annuel reste inférieur à 5 millions de dirhams.
L’obligation concerne également les employeurs privés et certaines personnes morales de droit public établis au Maroc, de même que les établissements de crédit et organismes assimilés intervenant dans le paiement de gains issus de jeux de hasard en ligne de source étrangère. Les propriétaires ou usufruitiers percevant des revenus fonciers soumis à l’impôt sur le revenu sont eux aussi appelés à déclarer.

Pour les retraités percevant des pensions étrangères, l’administration rappelle qu’un abattement forfaitaire de 70 pour cent est appliqué lorsque le montant brut annuel des pensions n’excède pas 168.000 dirhams. Au-delà de ce seuil, l’abattement est ramené à 40 pour cent pour la fraction excédentaire. Une réduction de 80 pour cent de l’impôt dû peut être accordée sur les sommes transférées de manière définitive en dirhams non convertibles, à condition de joindre à la déclaration les justificatifs exigés, notamment les attestations de versement et de transfert établies par les organismes concernés.
S’agissant des gains de jeux de hasard en ligne provenant de l’étranger, les établissements et intervenants doivent pratiquer une retenue à la source au taux de 30 pour cent. Le montant correspondant doit être reversé par voie électronique à l’administration fiscale avant la fin du mois suivant celui de la retenue.
Les contribuables percevant des revenus fonciers, même lorsque le montant annuel encaissé ne dépasse pas 40.000 dirhams, restent tenus de déposer leur déclaration. Ceux soumis à une retenue à la source aux taux non libératoires de 10 ou 15 pour cent doivent déclarer l’ensemble de leurs revenus fonciers, imputer l’impôt déjà prélevé et, le cas échéant, verser le complément calculé selon le barème progressif. En revanche, les contribuables ayant opté pour le taux libératoire de 20 pour cent sur leurs revenus fonciers sont dispensés de cette formalité.




