Les niveaux de stocks de gasoil dans la zone Amsterdam Rotterdam Anvers ont progressé de plus de 4 pour cent sur une semaine, atteignant 2,23 millions de tonnes. Ce mouvement, alimenté par des importations en provenance des États Unis et du Moyen Orient, ramène les volumes à leur plus haut niveau depuis novembre.
Pour le Maroc, ces évolutions au sein du principal hub pétrolier européen sont loin d’être anodines. Le Royaume figure parmi les destinations des cargaisons de jet fuel expédiées depuis la zone ARA, aux côtés notamment de la Suède et du Royaume Uni. La baisse marquée des stocks de kérosène dans la région, en recul de 12,5 pour cent à 836 000 tonnes, reflète une demande accrue et pourrait influencer les flux vers les marchés importateurs comme le Maroc.
Le gasoil, qui inclut le diesel, demeure un produit stratégique pour l’économie marocaine, fortement dépendante des importations pour couvrir ses besoins en carburants raffinés. Une hausse des stocks en Europe peut, à court terme, contribuer à stabiliser l’offre disponible sur le marché international. Toutefois, les analystes évoquent des prix élevés susceptibles de freiner la demande, ce qui pourrait maintenir une certaine volatilité.
Les stocks d’essence ont légèrement progressé à 1,32 million de tonnes, tandis que les volumes de naphta ont reculé de près de 5 pour cent. Les flux montrent des cargaisons entrantes de gasoil en provenance d’Inde, du Koweït, d’Oman, du Qatar, du Portugal et des États Unis, puis redistribuées vers plusieurs pays européens.
Dans ce contexte, l’évolution des stocks ARA reste un indicateur clé pour le Maroc, dont les importations de produits pétroliers raffinés dépendent en partie de la disponibilité et des conditions de marché en Europe. Toute variation significative dans ce hub peut se répercuter sur les coûts d’approvisionnement et, à terme, sur les prix intérieurs.





