Au Maroc, la présence de Voltalia s’inscrit dans un dispositif plus large à l’échelle africaine, qui représente une part significative de ses activités. Le continent, regroupé avec d’autres marchés internationaux, concentre ainsi 54 % des capacités du groupe en mégawatts, devant l’Europe qui en totalise 33 %.
Cette implantation intervient dans un contexte où Voltalia affiche une envergure globale structurée. Le groupe est actif dans 15 pays et s’appuie sur près de 1 900 collaborateurs. À fin 2025, il dispose d’une capacité de 3,6 gigawatts en exploitation et en construction, avec un portefeuille de projets atteignant 12 gigawatts en développement.
L’Afrique, dans laquelle figure le Maroc, occupe également une place importante dans la stratégie de croissance. Elle représente 34 % du portefeuille de projets en développement, au même niveau que l’Amérique latine, tandis que l’Europe en concentre 31 %.
Sur le plan technologique, les projets portés par Voltalia dans ses différentes zones d’implantation reposent majoritairement sur le solaire, qui représente 67 % des capacités installées, suivi de l’éolien à hauteur de 29 %. Les autres technologies, dont le stockage et les solutions hybrides, restent marginales avec 4 % cumulés.
Les données financières communiquées par Voltalia pour 2025 donnent la mesure de son activité à l’échelle globale, dans laquelle s’inscrit sa présence au Maroc.
Le groupe affiche un chiffre d’affaires de 587,8 millions d’euros, en progression de 16 %. L’EBITDA atteint 211,3 millions d’euros, confirmant un niveau de rentabilité opérationnelle solide malgré une année marquée par une réorganisation interne.
Dans le détail, l’activité de vente d’énergie génère 315,8 millions d’euros de revenus. Les services, portés notamment par la filiale Renvolt, représentent 228,8 millions d’euros après une forte croissance. Les activités spécialisées réunies au sein de Voltalia Hub contribuent à hauteur d’environ 43,2 millions d’euros.
La production d’électricité s’établit à 4 910 gigawattheures sur l’année, en hausse par rapport à 2024. Cette activité repose en grande partie sur des contrats de long terme, qui couvrent 98 % des capacités et offrent une visibilité estimée à 7,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires futur sécurisé.
En revanche, le résultat net ressort en perte à -128,1 millions d’euros, impacté par des éléments exceptionnels liés au plan de transformation engagé par le groupe.
La structure financière reflète également cette phase d’ajustement. Les capitaux propres s’élèvent à 954 millions d’euros, tandis que la dette financière atteint 2 492 millions d’euros. Le total des actifs dépasse 4,1 milliards d’euros.



