Le modèle familial marocain connaît une mutation rapide, portée par des transformations profondes de la société. C’est ce que met en lumière la dernière enquête nationale sur la famille présentée à Rabat par le Haut-Commissariat au Plan, qui dresse un état des lieux détaillé des évolutions en cours
Au cœur des constats, une transformation progressive des structures familiales. Le modèle centré sur le noyau parental s’impose désormais comme référence, tandis que la cohabitation élargie recule. Cette évolution traduit des changements plus larges, liés à la transition démographique, à l’urbanisation et aux mutations économiques.
Les parcours de vie suivent cette dynamique. Mariage, divorce, fécondité ou conditions de vie évoluent, reflétant de nouvelles aspirations individuelles et des comportements en mutation. La famille s’adapte, sans rupture brutale, mais avec des ajustements continus face aux réalités sociales contemporaines.
Malgré ces transformations, son rôle reste central. Elle demeure un pilier du lien social, un espace de solidarité économique et un vecteur essentiel de transmission des valeurs entre générations. Cette permanence coexiste avec une recomposition des équilibres internes et des attentes.
L’enquête souligne ainsi l’installation de nouvelles réalités familiales, qui appellent des réponses adaptées. Les tendances observées mettent en évidence l’émergence de formes de vulnérabilité inédites, dans un contexte où les repères traditionnels évoluent.
Ces changements, désormais bien ancrés, posent la question de l’accompagnement par les politiques publiques, appelées à anticiper les besoins d’une famille marocaine en pleine transformation.



