Réunis mercredi à Casablanca, Chakib Alj, président sortant de la CGEM, a mis en avant les principales avancées obtenues entre 2023 et 2026 autour de quatre priorités, à savoir l’amélioration du climat des affaires pour les TPME, le développement du capital humain, l’inclusion économique et la préparation de l’économie de demain.
Parmi les principaux chantiers figure la loi sur les délais de paiement, conçue pour mieux encadrer les retards entre entreprises et soulager la trésorerie des TPME. La CGEM rappelle que les crédits interentreprises représentent près de 400 milliards de dirhams au Maroc, un poids considérable pour les plus petites structures.
La Confédération revendique également une contribution importante à la réforme des marchés publics. Elle met notamment en avant la réservation de 30 % des marchés aux TPME et la mise en place d’une préférence nationale permettant de favoriser une offre marocaine même lorsqu’elle est jusqu’à 15 % plus chère qu’une offre étrangère.
Sur le plan fiscal, la CGEM souligne avoir participé aux débats autour des lois de finances et de la réforme de l’impôt sur les sociétés. Pour la loi de finances 2026, son groupe parlementaire affirme avoir déposé 48 amendements à la deuxième Chambre.
Les questions liées à l’investissement et aux procédures administratives occupent également une place centrale dans ce bilan. La Confédération insiste sur la nécessité de simplifier les démarches, notamment en matière d’autorisations urbanistiques et de réglementation des changes. Un corridor dédié a d’ailleurs été mis en place avec l’Office des Changes afin de traiter plus rapidement les difficultés rencontrées par les entreprises.
La CGEM revendique aussi plusieurs avancées dans le domaine social. Elle cite notamment la promulgation de la loi organique sur le droit de grève, attendue depuis plus de soixante ans, ainsi que les discussions engagées autour de la réforme du Code du travail et de la formation professionnelle continue.
La Confédération met également en avant ses initiatives destinées à encourager l’innovation et la montée en gamme des entreprises marocaines. Le Morocco Innovation Lab, le programme CGEM Tech for Founders ou encore les actions menées avec Technopark font partie des projets présentés comme stratégiques pour les années à venir.
Sur le volet environnemental, la CGEM rappelle sa participation aux travaux sur la décarbonation des entreprises et au développement d’outils permettant de mesurer et réduire l’empreinte carbone des acteurs économiques.
La diplomatie économique occupe aussi une place importante dans ce bilan. La CGEM affirme avoir renforcé ses liens avec plusieurs partenaires européens, africains, arabes et asiatiques, tout en organisant plus de 25 missions économiques et forums d’affaires sur des marchés jugés stratégiques.
Enfin, l’organisation patronale met en avant la modernisation de sa gouvernance et de ses outils internes. Elle cite notamment la réforme de ses statuts et de son règlement intérieur, le lancement de la plateforme digitale MyCGEM et la rénovation de son siège ainsi que de ses bureaux régionaux.



