Le marché obligataire marocain reste marqué par une relative sérénité malgré un déficit de liquidité bancaire encore élevé.
Sur la période allant du 9 au 16 avril 2026, le déficit moyen de liquidité s’est allégé à 174,35 milliards de dirhams, en baisse de 1,28 %. Dans le même temps, les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont reculé à 57,32 milliards de dirhams. Le taux moyen pondéré interbancaire est resté stable à 2,25 %, tandis que le MONIA a légèrement diminué pour atteindre 2,241 %.
Du côté du Trésor, les besoins de financement restent limités. Après plusieurs séances sans levée, le Trésor n’a mobilisé que 600 millions de dirhams cette semaine sur le marché des adjudications, soit seulement 15 % du montant proposé initialement. Les levées ont concerné les maturités 52 semaines et 5 ans. Cette faible demande confirme la situation confortable des finances publiques, soutenue notamment par les recettes exceptionnelles liées aux acomptes de l’impôt sur les sociétés.
Sur le marché secondaire, les taux ont évolué à la baisse sur plusieurs maturités. Les replis les plus marqués ont concerné les obligations à 5 ans, 10 ans et 15 ans. Cette tendance reflète la confiance persistante des investisseurs dans les fondamentaux du marché marocain de la dette.
Les prévisions de BMCE Capital Global Research indiquent toutefois que Bank Al-Maghrib devrait augmenter ses interventions au cours des prochains jours, avec des avances à sept jours qui devraient remonter à 70,61 milliards de dirhams. Le Trésor, lui, devrait continuer à profiter d’une situation budgétaire relativement confortable, notamment grâce à la perspective d’une sortie prochaine sur les marchés internationaux.



