Teleperformance ouvre une nouvelle phase de son histoire. Pour la première fois depuis le retrait opérationnel de Daniel Julien, le groupe va fonctionner pendant une année entière sous une gouvernance totalement renouvelée, articulée autour de Moulay Hafid Elalamy et du nouveau directeur général Jorge Amar.
L’enjeu dépasse largement la simple succession managériale. Le leader mondial des centres de relation client veut accélérer sa mutation pour devenir un acteur des services numériques alimentés par l’intelligence artificielle. Plus de 500 projets IA ont déjà été lancés en 2025 et le groupe prévoit de déployer à grande échelle sa plateforme propriétaire TP.ai FAB.
Cette transformation s’accompagne d’un renouvellement du conseil d’administration, avec plusieurs départs et nominations, mais aussi de la création d’un comité dédié à l’IA et à l’innovation. Le conseil veut désormais aligner ses expertises avec les nouveaux défis du groupe, entre technologie, cybersécurité, transformation numérique et gestion des données.
Sur le plan financier, le groupe conserve une base solide malgré un ralentissement de son activité. Le chiffre d’affaires publié a reculé de 0,7 % en 2025, à 10,2 milliards d’euros, mais la croissance reste positive à données comparables. Teleperformance maintient aussi un cash-flow élevé et prévoit un dividende de 4,50 euros par action.
Le groupe prépare toutefois une phase de restructuration. Plus de 90 initiatives d’efficacité ont été lancées pour automatiser certaines fonctions, réduire les coûts et simplifier l’organisation. Ces mesures devraient générer plus de 100 millions d’euros d’économies annuelles, mais entraîneront aussi des coûts de restructuration compris entre 70 et 90 millions d’euros dès 2026.



