Le marché obligataire évolue dans un climat plus détendu, porté par une amélioration progressive des conditions de liquidité et une gestion prudente du Trésor. Dans sa dernière note hebdomadaire, BMCE Capital Global Research met en évidence un léger reflux des tensions sur le marché monétaire, tandis que les taux poursuivent leur orientation baissière.
Sur la période allant du 16 au 23 avril, le déficit de liquidité bancaire recule à 168,1 milliards de dirhams. Dans le même temps, les interventions de Bank Al-Maghrib restent soutenues, avec des avances à sept jours qui atteignent plus de 70 milliards de dirhams avant un ajustement attendu à la baisse. Le taux interbancaire demeure stable à 2,25 pour cent, alors que le taux MONIA s’inscrit en léger repli.
Du côté du Trésor, le retour sur le marché primaire se fait avec retenue. Lors de la dernière adjudication, les levées n’ont porté que sur 1,5 milliard de dirhams, soit une fraction des montants proposés. Cette intervention ciblée s’accompagne d’une détente des taux, notamment sur les maturités à un an et deux ans, qui enregistrent des reculs sensibles.
Le mouvement se prolonge sur le marché secondaire, où les rendements des titres à court et moyen termes s’orientent à la baisse. Les variations les plus marquées concernent les échéances à 52 semaines et à deux ans, confirmant une tendance globale à l’assouplissement.
Dans ce contexte, les émissions privées restent limitées. Quelques opérations sont enregistrées, principalement sous forme de certificats de dépôt émis par des établissements bancaires et de titres de financement à court terme, sans activité notable sur les obligations classiques.
Les perspectives à court terme s’inscrivent dans cette même dynamique. La banque centrale devrait réduire le volume de ses interventions, tandis que le Trésor continuerait d’adopter une approche mesurée dans ses sorties. L’ensemble dessine une courbe des taux appelée à évoluer dans une zone stable, avec un biais légèrement orienté à la baisse.



