La production nationale d’électricité a légèrement reculé au début de l’année. Sur les deux premiers mois de 2026, elle affiche une baisse de 1,7 %, alors qu’elle progressait encore de 4,7 % un an plus tôt, selon les dernières données publiées par la Direction des études et des prévisions financières.
Ce repli s’explique d’abord par la contraction de la production privée, en baisse de 5,2 % après une évolution positive l’année précédente. Dans le même temps, d’autres segments ont atténué ce mouvement. La production de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable s’est inscrite en hausse de 4,5 %, tandis que les énergies renouvelables relevant du cadre de la loi 13-09 ont progressé de 9,2 %. L’apport des producteurs nationaux tiers a, de son côté, fortement augmenté.
La demande en électricité reste orientée à la hausse. Le volume net appelé a progressé de 3,2 % à fin février, un rythme toutefois inférieur à celui enregistré un an auparavant.
Dans ce contexte, le recours aux importations s’est nettement intensifié. Les achats d’électricité à l’étranger ont bondi de 81,6 % sur la période, contre une hausse déjà soutenue l’an dernier. À l’inverse, les exportations poursuivent leur repli, avec une baisse de 39,4 % après un recul similaire une année auparavant.



