À Casablanca, Aradei Capital a trouvé bien plus qu’un point d’ancrage. La métropole est ainsi devenue le pilier de la stratégie de la foncière immobilière avec pas moins de 8,5 milliards de dirhams d’actifs et plusieurs projets structurants en cours. Le groupe y façonne un modèle qu’il entend déployer ailleurs et Sela s’impose comme la pièce maîtresse de cette stratégie. Ce pôle concentre à lui seul les projets les plus récents et les plus emblématiques, au point de devenir la vitrine de la transformation engagée.
L’année 2025 marque une étape avec la mise en service de Sela Park Casablanca, un ensemble de 30.000 m² qui illustre ce repositionnement. Le site ne se limite pas à une offre commerciale classique. Près de 30 pour cent des surfaces sont dédiées aux loisirs, une orientation assumée qui vise à prolonger la fréquentation et à diversifier les usages. Cette logique se renforce avec l’ouverture d’un espace de divertissement de 4.000 m², conçu pour accueillir aussi bien les familles que les événements.
Autour de ce noyau, le dispositif s’élargit. À l’entrée sud de Casablanca, un projet mixte de 60.000 m² poursuit son développement, combinant commerces, bureaux et activités de loisirs. À proximité immédiate, un programme résidentiel de 55 unités, adossé à Sela Plaza Dar Bouazza, doit être livré en 2026. L’ensemble forme un écosystème où les fonctions se complètent, du commerce à l’habitat, en passant par les espaces de vie et de divertissement.
Ce laboratoire à ciel ouvert s’appuie sur une base solide. Le groupe compte 35 actifs répartis dans 23 villes, pour une surface locative totale de 506.000 m². Leur valorisation atteint 8,5 milliards de dirhams, en hausse de 7 pour cent sur un an. Les sites enregistrent 47 millions de visites annuelles et affichent un taux d’occupation de 97 pour cent, un niveau qui témoigne de la tenue des actifs.
Les résultats financiers prolongent cette dynamique. Le chiffre d’affaires s’établit à 647 millions de dirhams, contre 606 millions un an plus tôt. L’excédent brut d’exploitation atteint 475 millions, avec une marge élevée. Les flux de trésorerie opérationnels progressent à 322 millions. Dans le même temps, les investissements contribuent à une hausse de 586 millions de dirhams de la valeur des immeubles.
Au-delà des performances, le profil du portefeuille évolue. Le retail représente toujours 69 pour cent des surfaces, mais d’autres segments prennent de l’ampleur, notamment la santé à 18 pour cent, l’industrie à 7 pour cent et les bureaux à 6 pour cent. Le développement des loisirs, incarné par Sela, vient compléter cette diversification et modifier progressivement la nature des revenus.
Cette expansion reste encadrée. Le ratio d’endettement recule à 32,6 pour cent, traduisant une gestion prudente malgré l’intensité des investissements. Le groupe maintient ainsi un équilibre financier tout en poursuivant son développement.
Les ambitions affichées à horizon 2030 confirment ce changement de dimension. Un pipeline de 3,3 milliards de dirhams est annoncé, avec l’objectif de dépasser le milliard de dirhams de chiffre d’affaires et d’atteindre près de 500 millions de flux de trésorerie opérationnels. Dans cette trajectoire, Sela apparaît comme bien plus qu’un projet. Il sert de référence pour un modèle intégré que le groupe entend reproduire à plus grande échelle.



