Diaverum Maroc veut mieux structurer le suivi des patients atteints d’insuffisance rénale chronique en s’appuyant sur des outils numériques et sur les protocoles du groupe. L’opérateur a présenté son approche à Casablanca, lors d’une rencontre avec les médias organisée en marge du Gitex Health 2026.
Installé au Maroc depuis 2019, Diaverum exploite cinq cliniques à Marrakech, Agadir et Meknès. Ces établissements prennent en charge plus de 900 patients. L’activité locale s’inscrit dans un réseau international de néphrologie, avec des procédures communes et des solutions digitales partagées entre les différents pays où le groupe est présent.
Charles-Alexandre Thevenin, Directeur Général de Diaverum Maroc, a rappelé que l’entreprise fait partie du groupe M42 et de sa plateforme Global Patient Care. Cette organisation permet, selon lui, d’appuyer l’activité marocaine sur des outils de suivi, des indicateurs standardisés et des pratiques de soins harmonisées.
Le groupe prévoit aussi une utilisation progressive de solutions fondées sur l’intelligence artificielle. Ces outils doivent contribuer au suivi des maladies rénales, au diagnostic médical et à la prise en charge des pathologies associées. Diaverum indique que ces modèles sont en cours de déploiement au niveau international.
Au Maroc, l’entreprise met également en avant certaines initiatives environnementales. Une clinique du réseau national fonctionne déjà à l’énergie solaire. Le groupe prévoit d’étendre progressivement cette démarche à d’autres établissements.
Le volet médical a été présenté par le Dr El Hocein Dkhissi, Directeur Médical de Diaverum Maroc. Il a décrit une prise en charge qui combine le traitement, l’accompagnement psychologique et l’éducation thérapeutique. Cette approche vise à suivre le patient au-delà des seules séances de dialyse.
L’entreprise emploie 240 professionnels au Maroc. Leur formation continue est assurée à travers d.ACADEMY, une plateforme interne destinée aux équipes médicales et soignantes. Diaverum Maroc indique aussi que 87 pour cent de ses collaborateurs considèrent le groupe comme un excellent lieu de travail.
Les outils numériques occupent une place importante dans l’organisation des soins. Khalid Sabik, Directeur de la Qualité et des Soins, a présenté d.CARE, une plateforme consacrée aux données de santé rénale, ainsi que TGS, un système utilisé pendant les séances pour saisir les informations de soins au plus près du patient.
L’objectif affiché est de faciliter le suivi, d’améliorer la traçabilité des informations et de réduire les risques d’erreurs dans la prise en charge. Le groupe indique que ses modèles d’intelligence artificielle prédictive devraient couvrir, à terme, plus de 60 pour cent de ses patients dans le monde.
Diaverum Maroc a également présenté son programme d.HOLIDAY, destiné aux patients voyageurs. Ce dispositif permet à des personnes suivies pour une insuffisance rénale chronique de poursuivre leurs traitements lors de déplacements dans les pays où le groupe dispose de cliniques.
Au Maroc, plus de 1.700 traitements ont été réalisés dans le cadre de ce programme. L’entreprise souhaite développer davantage cet accueil, en s’appuyant sur le réseau international de Diaverum, qui compte plus de 450 cliniques.
La direction de Diaverum Maroc a enfin indiqué vouloir s’inscrire dans les réformes en cours du système de santé marocain, notamment la généralisation de la Protection Sociale portée sous l’impulsion de S.M le Roi Mohammed 6 et la mise en place progressive de la Haute Autorité de Santé.

