Le Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique a tenu mardi à Rabat une session extraordinaire de son Assemblée Générale consacrée à la restructuration de la carte universitaire publique.
Cette réunion intervient après la saisine adressée au Conseil par le Chef du gouvernement. Le projet d’avis consultatif examiné durant cette session a été préparé par une commission ad hoc, mise en place pour répondre dans les délais prévus par la loi.
À l’ouverture des travaux, la présidente du CSEFRS, Rahma Bourqia, a souligné que cette réflexion devait permettre de repenser l’université marocaine à l’échelle des régions, en tenant compte des évolutions démographiques, des besoins économiques, des exigences de gouvernance et des moyens nécessaires au développement de l’offre universitaire.
La présidente du Conseil a également insisté sur l’importance d’une approche prospective des filières et des spécialités. Selon elle, l’université doit s’imposer comme un espace d’expérimentation pédagogique et un lieu d’innovation, capable de produire et de transmettre des savoirs solides dans un contexte marqué par la diffusion de fausses informations et de contenus trompeurs générés par l’intelligence artificielle.
Rahma Bourqia a appelé à renforcer les compétences transversales des étudiants, notamment la créativité, l’adaptabilité et le travail collectif. Elle a estimé que l’enseignement supérieur ne pouvait plus se limiter à la transmission des savoirs, mais devait former des citoyens capables de comprendre leur environnement, d’en analyser les mutations et de construire leur avenir.
Le secrétaire général du Conseil, Fouad Chafiki, a pour sa part rappelé que le projet de carte universitaire s’inscrit dans le cadre de la loi-cadre 51-17. Il a évoqué une refonte globale des établissements et des formations post-baccalauréat, ainsi qu’une réorganisation du réseau universitaire fondée sur la planification territoriale.
Selon lui, cette carte prospective prévoit une extension de l’offre nationale, avec une hausse du nombre d’universités et la création de nouveaux établissements de proximité durant les cinq prochaines années. L’objectif est de renforcer l’accès à l’enseignement supérieur et d’améliorer la qualité de la formation dans les différentes régions du Royaume.

