Gazoduc Maroc-Nigéria : un accord prévu au sommet avant fin 2026

Le projet de gazoduc Atlantique africain entre dans une séquence plus diplomatique. Après plusieurs annonces techniques ces dernières semaines, le Nigeria avance désormais un horizon précis pour la signature de l’accord intergouvernemental attendu avec le Maroc. Celle-ci est envisagée au quatrième trimestre 2026, avec l’implication directe du président Bola Tinubu et le Maroc.

La nouveauté tient moins à l’existence de l’accord, déjà évoquée récemment, qu’au niveau politique désormais associé à cette étape. Abuja inscrit le dossier dans un cadre d’État à État, après un échange téléphonique vendredi dernier entre la ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, et son homologue marocain, Nasser Bourita.

Le projet, porté depuis plusieurs années par Rabat et Abuja, prévoit un tracé d’environ 6.900 kilomètres le long de la façade atlantique africaine. Sa capacité maximale est estimée à 30 milliards de mètres cubes, avec une vocation régionale et européenne.

Au-delà de l’énergie, les discussions entre les deux pays s’élargissent à d’autres champs de coopération. Les engrais et la sécurité alimentaire figurent désormais dans les échanges, aux côtés de la relance souhaitée du Conseil d’affaires Nigeria-Maroc pour encourager le commerce et l’investissement.

Cette évolution confirme le changement d’échelle du projet. Le gazoduc n’est plus seulement présenté comme une infrastructure énergétique. Il devient un outil de coopération économique, diplomatique et stratégique entre le Maroc et le Nigeria, avec une portée continentale assumée.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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