TP voit Moulay Hafid Elalamy monter à près de 15 %

Moulay Hafid Elalamy renforce son poids au capital de TP. L’homme d’affaires marocain, ancien ministre de l’Industrie, a franchi les seuils de 5 % puis de 10 % du capital du groupe anciennement connu sous le nom de Teleperformance, selon une déclaration transmise à l’Autorité des marchés financiers.

Au 12 mai, le concert formé par Moulay Hafid Elalamy, Saham Investments IV Limited et son fils Moulay Mhamed Elalamy détenait 14,87 % du capital et 14,52 % des droits de vote de TP. Le groupe familial précise ne pas vouloir prendre le contrôle de l’entreprise, mais entend accompagner la stratégie portée par la nouvelle gouvernance.

Cette montée au capital intervient dans un moment charnière pour TP. Le groupe travaille sur plusieurs chantiers, parmi lesquels l’amélioration de son efficacité opérationnelle, l’investissement dans l’intelligence artificielle, une nouvelle politique de retour aux actionnaires et d’éventuelles opérations de croissance externe.

Moulay Hafid Elalamy était déjà présent au capital de TP depuis le rachat de Majorel en 2023. Il détenait alors près de 4 % du groupe avant de prendre la présidence du conseil d’administration en 2024. La nomination de son fils Moulay Mhamed Elalamy comme administrateur doit être soumise à la prochaine assemblée générale, prévue le 21 mai.

L’opération a aussi reposé sur l’utilisation d’un contrat financier dérivé portant initialement sur un maximum de 9,7 millions d’actions. Ce dispositif avait techniquement porté l’exposition du concert à 19,9 % du capital en mars. Sa taille a ensuite été réduite à 6,7 millions de titres, après la progression du cours de Bourse de TP.

Le concert détient désormais 12,1 % du capital en direct et 2,77 % via ce contrat dérivé, soit 1,66 million d’actions. Il indique ne pas prévoir d’acquisitions supplémentaires au-delà de ce mécanisme, qui doit être dénoué à son terme ou par anticipation avant toute assemblée générale ou distribution aux actionnaires.

En Bourse, TP a nettement rebondi depuis son point bas de fin mars. Le titre a regagné 66 % après avoir touché 45,5 euros, son plus bas niveau depuis plus de onze ans. Il reste toutefois très éloigné de ses sommets du début 2022, avec une perte encore supérieure à 80 %.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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