Les fonds immobiliers marocains demeurent très largement investis dans l’immobilier physique. À fin juin 2025, la poche immobilière représentait 94,4 % des actifs détenus, contre 5,6 % pour la poche financière, selon les indicateurs semestriels de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux.
Cette répartition confirme la vocation première de ces véhicules d’investissement, conçus pour porter un patrimoine immobilier générateur de revenus locatifs. Les actifs financiers y occupent une place limitée, davantage destinée à accompagner la gestion de trésorerie et l’équilibre des portefeuilles.
La structure reste quasiment identique dans les fonds à stratégie diversifiée, où la poche immobilière représente également 94,4 % des actifs. Dans les fonds spécialisés, elle atteint 94,1 %, contre 5,9 % pour les actifs financiers.
Cette forte exposition à la pierre donne au marché un profil lisible pour les investisseurs. Elle renforce le lien direct entre performance des fonds, qualité des actifs détenus, niveau d’occupation et capacité à générer des loyers réguliers.
À travers cette allocation, les fonds immobiliers marocains se distinguent par une orientation patrimoniale marquée. Leur développement repose avant tout sur la détention d’immeubles professionnels, qu’il s’agisse de bureaux, de commerces, d’établissements de santé, de bâtiments d’enseignement ou d’actifs administratifs.
La faible part des actifs financiers souligne enfin un marché encore très concentré sur son cœur de métier. Les OPCI marocains restent d’abord des véhicules de détention immobilière, au service d’un investissement collectif adossé à des actifs tangibles.

