Sonasid recule au premier trimestre, mais maintient le cap de l’investissement. Le groupe sidérurgique a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 1 395 MDH à fin mars 2026, en baisse de 10 % par rapport à la même période de 2025. Le chiffre d’affaires social ressort à 1 427 MDH, en recul de 7 %.
Le groupe attribue ce repli à des facteurs conjoncturels. La pluviométrie exceptionnelle et l’effet de saisonnalité lié au glissement de l’Aïd Al Fitr ont temporairement ralenti le rythme d’exécution des chantiers. Sonasid indique toutefois que le marché de la construction a renoué avec une trajectoire de croissance dès avril 2026.
Malgré ce tassement de l’activité, Sonasid accélère ses investissements. Les montants réalisés au premier trimestre atteignent 101 MDH, contre 40 MDH un an plus tôt, soit une hausse de 153 %. Cette montée en puissance s’inscrit dans un programme d’investissement de 514 MDH prévu pour l’ensemble de 2026, dont 333 MDH consacrés à des projets stratégiques.
Ces investissements doivent notamment servir à renforcer les capacités de production, à acquérir un nouveau four à Nador et à poursuivre la modernisation de l’aciérie. Le groupe inscrit ces projets dans son plan stratégique « Act For Impact », centré sur le développement commercial, la compétitivité industrielle et l’innovation.
L’autre signal de ce début d’année vient de la diversification. Sonasid a démarré en avril 2026 son unité de production de lingots de cuivre et d’aluminium à Jorf Lasfar. Le projet s’inscrit dans le développement de nouvelles activités de recyclage à forte valeur ajoutée, au-delà du cœur sidérurgique historique du groupe.
La structure financière reste confortable. À fin mars 2026, Sonasid affiche un excédent de trésorerie net consolidé de 499 MDH, contre 572 MDH à fin mars 2025. Le périmètre de consolidation n’a pas connu de variation au cours du trimestre.
Le premier trimestre apparaît donc comme un moment de transition. Sonasid subit un repli temporaire de ses revenus, lié au ralentissement des chantiers, mais poursuit ses investissements industriels et engage concrètement sa diversification dans le cuivre et l’aluminium. Le pari du groupe est de profiter de la reprise attendue du BTP tout en élargissant progressivement ses relais de croissance.

