Cosumar veut faire du CO₂ alimentaire un nouveau relais industriel. En marge de ses indicateurs du premier trimestre 2026, le groupe confirme l’avancement de son projet LCO₂, une unité de production de gaz carbonique liquide dont la mise en service est désormais attendue au premier trimestre 2027.
Le projet, implanté à Casablanca, repose sur la récupération et la purification du CO₂ issu des procédés industriels de Cosumar. Selon les éléments publiés lors de son lancement, l’investissement dépasse 500 millions de dirhams, avec une capacité initiale annoncée de 20.000 tonnes par an de CO₂ liquide alimentaire.
L’enjeu dépasse la seule diversification. Le gaz carbonique liquide alimentaire est utilisé notamment dans les boissons, l’agroalimentaire, la santé, la cryogénie ou encore le dessalement. Jusqu’ici, le Maroc dépendait des importations pour cette ressource, selon les informations publiées au moment de l’annonce du projet.
Pour Cosumar, cette unité marque aussi une évolution de modèle. Le groupe entend transformer un flux industriel en ressource commercialisable, dans une logique de valorisation des coproduits et sous-produits, de préservation des ressources naturelles et de décarbonation de ses procédés. Le communiqué trimestriel précise que les travaux avancent conformément au calendrier prévu.
Cette orientation intervient alors que l’activité du groupe a été pénalisée au premier trimestre par les perturbations logistiques et la baisse des cours mondiaux du sucre. Le chiffre d’affaires consolidé ressort à 2,206 milliards de dirhams, en recul de 17,3 %. Mais Cosumar maintient ses objectifs 2026 et met en avant ses capacités industrielles pour rattraper progressivement les volumes.

