Déficit commercial, les services évitent un bilan plus lourd

Le déficit commercial du Maroc s’est creusé à fin avril 2026. Il a dépassé 127,04 milliards de dirhams sur les quatre premiers mois de l’année, en hausse de 18,4 % par rapport à la même période de 2025, selon l’Office des changes.

Cette aggravation s’explique par une progression des importations plus rapide que celle des exportations. Les achats de biens ont augmenté de 12,7 %, à 295,9 milliards de dirhams, tandis que les ventes à l’étranger ont progressé de 8,7 %, à 168,856 milliards. Le taux de couverture recule ainsi de 2 points, à 57,1 %.

La hausse des importations concerne plusieurs catégories de produits. Les produits bruts progressent de 48,8 %, à 19,23 milliards de dirhams. Les produits finis d’équipement augmentent de 21,8 %, à 72,6 milliards, tandis que les produits finis de consommation avancent de 15,2 %, à 72,97 milliards. Les demi-produits affichent une hausse plus limitée de 2,7 %, à 56,92 milliards. Les produits alimentaires reculent, eux, de 5,9 %, à 31,51 milliards.

Côté exportations, la dynamique reste portée par les métiers industriels. L’automobile progresse de 18,6 %, à 58,28 milliards de dirhams, tandis que l’aéronautique avance de 15,9 %, à 11,03 milliards. Ces hausses compensent partiellement le repli du textile et cuir, en baisse de 6,7 %, de l’électronique et électricité, en recul de 3,5 %, et des phosphates et dérivés, qui cèdent 1,5 %. L’agriculture et l’agroalimentaire repassent en légère hausse, à 0,8 %.

Le creusement du déficit commercial est toutefois atténué par la progression de la balance des services. Son excédent augmente de 16,4 %, à 54,91 milliards de dirhams, porté par une hausse des exportations de services de 13,9 %, à 106,09 milliards, supérieure à celle des importations, en progression de 11,4 %, à 51,18 milliards.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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