La masse monétaire a accéléré en avril 2026. Selon Bank Al-Maghrib, l’agrégat M3 s’est établi à 2.119,9 milliards de dirhams, en hausse de 11,8 % sur un an, après une progression de 10 % un mois plus tôt.
Cette évolution tient principalement à l’accélération du crédit bancaire au secteur non financier, dont la croissance est passée de 6,3 % à 8,1 %. Elle s’explique aussi par la progression plus rapide des créances nettes sur l’Administration Centrale, qui ont augmenté de 10,1 % après 2,8 % le mois précédent.
Les avoirs officiels de réserve ont également continué de croître, mais à un rythme moins soutenu. Leur progression ressort à 20,3 %, après 23,4 %.
Dans le détail, l’accélération de M3 reflète surtout la hausse de la monnaie fiduciaire hors encaisses des banques, dont la croissance est passée de 17 % à 18,4 %. Les dépôts à vue auprès des banques ont progressé de 12,2 %, après 10,5 %, tandis que les détentions en titres d’OPCVM monétaires ont augmenté de 24,1 %, après 14,7 %.
À l’inverse, les comptes à terme poursuivent leur repli. Leur baisse s’est accentuée à 2,7 %, après 0,2 % le mois précédent.
Par secteur institutionnel, l’évolution des actifs monétaires, hors monnaie fiduciaire, traduit une progression des actifs détenus par les ménages, à 8,8 % après 8,4 %. Bank Al-Maghrib l’explique par l’accélération de leurs dépôts à vue et de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires, ainsi que par l’atténuation de la baisse de leurs comptes à terme.
Les actifs monétaires des sociétés non financières privées ont, eux, progressé plus nettement, à 16 % après 12,5 %. Cette accélération provient principalement de la hausse de leurs dépôts à vue et de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires.
La lecture d’ensemble montre une liquidité toujours en forte progression, portée par le crédit, les dépôts à vue et les placements monétaires, tandis que les comptes à terme continuent de perdre du terrain.

