Blé tendre, vers une suspension des droits de douane au Maroc le 1er août

Le Maroc envisage de suspendre, à partir du 1er août, les droits de douane sur le blé tendre afin de permettre la reprise des importations et de renforcer les réserves nationales. L’information a été rapportée par Reuters, qui cite Moulay Abdelkader Alaoui, président de la Fédération nationale de la minoterie, et Omar Yacoubi, président de la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses.

Les autorités avaient instauré un droit de douane de 135 % entre le 1er juin et le 31 juillet. L’objectif était de ralentir les importations pendant la période de commercialisation de la récolte locale.

Cette mesure intervient alors que le Maroc prévoit une nette amélioration de sa production céréalière. Après des précipitations abondantes ayant mis fin à sept années de sécheresse, la récolte céréalière, qui inclut le blé tendre, devrait doubler pour atteindre 9 millions de tonnes métriques cette saison.

Selon Omar Yacoubi, le ministère de l’Agriculture a indiqué aux négociants que la suspension des droits de douane dépendrait de la collecte d’au moins 80 % de l’objectif fixé à 1,5 million de tonnes de blé tendre d’ici le 15 juillet.

L’ONICL propose, de son côté, des primes aux négociants pour la manutention à court terme et le stockage à plus long terme du blé local. L’objectif est de constituer des stocks de réserve jusqu’en janvier 2027.

La collecte de la production locale reste toutefois un exercice délicat. Une partie des agriculteurs conserve traditionnellement une part de sa récolte pour sa propre consommation, ce qui complique l’approvisionnement des minoteries industrielles.

Selon les prévisions du Département américain de l’Agriculture, les importations marocaines de blé, blé dur compris, devraient reculer à 4 millions de tonnes durant la campagne 2026/27, soit 40 % de moins que les prévisions de la saison actuelle.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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