Le gouvernement veut réorganiser une partie de l’architecture universitaire nationale. Le Conseil de gouvernement a adopté, jeudi, le projet de décret n° 2.26.486 modifiant et complétant le décret n° 2.90.554 relatif aux établissements universitaires et aux cités universitaires.
Présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le texte vise à accompagner les mutations du système universitaire marocain. Il s’agit notamment d’adapter la carte universitaire à la hausse de la demande en enseignement supérieur et de renforcer la capacité des établissements à y répondre.
L’un des points les plus structurants concerne la transformation de certaines facultés pluridisciplinaires en établissements universitaires indépendants et spécialisés. Ces nouvelles entités seraient orientées vers des domaines comme le droit, les sciences politiques, l’économie, la gestion, les sciences appliquées, les langues, les lettres, les sciences humaines et sociales.
Le projet prévoit aussi de scinder les facultés des sciences juridiques, économiques et sociales en établissements spécialisés. L’objectif affiché est de renforcer leurs capacités de gestion, mais aussi de rapprocher l’offre universitaire des citoyens.
Pour Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, cette réforme répond également à un enjeu de justice spatiale. En clair, la réorganisation vise à mieux répartir l’offre universitaire sur le territoire et à accompagner l’évolution des besoins des étudiants.
Cette orientation pourrait changer le fonctionnement de plusieurs pôles universitaires. Les facultés pluridisciplinaires, souvent conçues comme des structures larges regroupant plusieurs filières, seraient progressivement remplacées ou complétées par des établissements plus ciblés, dotés d’une identité académique plus précise.
Le gouvernement présente cette évolution comme une étape dans le développement de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Elle intervient dans un contexte où les universités sont appelées à absorber une demande croissante, tout en améliorant leur gouvernance et leur capacité d’encadrement.

