Neila Tazi met en avant la force populaire du Festival Gnaoua

La 27e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte jeudi soir à Essaouira par sa traditionnelle parade inaugurale, donnant le ton de trois jours de musique, de rencontres et de célébration populaire.

Pendant près de deux heures, les maâlems gnaoua et les troupes folkloriques ont traversé les ruelles de l’ancienne médina au rythme des guembris et des crotales. Des milliers de festivaliers marocains et étrangers ont suivi ce moment d’ouverture, dans le décor de la Cité des Alizés.


Pour Neila Tazi, productrice du festival, cette édition confirme la place singulière de l’événement dans le paysage culturel marocain. Elle voit dans le festival un symbole des valeurs d’ouverture et de diversité portées par le Maroc, mais aussi une vitrine de la richesse de sa culture populaire.

La productrice a rappelé que le Festival Gnaoua rassemble des Marocains venus de toutes les régions du Royaume, aux côtés de visiteurs et d’artistes du monde entier. Cette année, 43 maâlems gnaoua venus de différentes régions participent à la programmation, avec des centaines d’artistes représentant l’Afrique, l’Europe, l’Asie, les Amériques et le monde arabe.

Neila Tazi insiste aussi sur un autre ressort de la longévité du festival, celui de la jeunesse. Selon elle, les nouvelles générations donnent à l’événement son énergie et sa capacité à se renouveler, près de trente ans après sa création.

Elle souligne également le rôle des habitants d’Essaouira, dont l’attachement au festival contribue à son ancrage local. À ses yeux, l’événement s’est construit dans la durée, avec constance et ambition, tout en conservant un potentiel important pour les années à venir.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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