Aterian lance une nouvelle phase d’exploration minière au Maroc

Aterian passe à l’exploration active au Maroc dans le cadre de sa coentreprise avec Lithosquare. Le groupe, spécialisé dans les métaux critiques, a annoncé le démarrage d’opérations de terrain sur plusieurs projets marocains, avec Agdz comme premier actif appelé à entrer en phase de forage.

Ce lancement intervient après l’examen technique conjoint du portefeuille d’Aterian par les équipes des deux partenaires. La stratégie retenue vise à accélérer l’identification de cibles de forage sur les projets les plus avancés, tout en renforçant le pipeline d’opportunités sur l’ensemble des actifs suivis par la société.

Au Maroc, les travaux portent en priorité sur trois projets, Agdz, Azrar et Tata. Le programme combine cartographie géologique, imagerie satellite hyperspectrale, tranchées, géophysique, géochimie et forage. Les données recueillies seront intégrées à la plateforme d’exploration pilotée par l’intelligence artificielle développée par Lithosquare, afin d’affiner le ciblage et de réduire les risques associés aux campagnes d’exploration.

Le projet Agdz occupe une place centrale dans cette première séquence. Les données issues d’une étude magnétique au sol récemment achevée à Agdz Est sont en cours de traitement et d’interprétation. Les résultats sont attendus prochainement, tandis que les opérations de tranchées et de cartographie géologique ont déjà démarré. L’objectif est d’améliorer la compréhension structurelle du système minéralisé et de préparer les prochaines étapes, y compris les démarches liées au renouvellement des permis.

À Azrar, Aterian prévoit des levés hyperspectraux, des campagnes magnétiques au sol, des travaux de polarisation provoquée, de la cartographie géologique et de l’échantillonnage en rainures. Ces opérations doivent précéder un premier programme de forage à circulation inverse destiné à tester les cibles jugées prioritaires.

Le projet Tata fera l’objet d’un travail de définition des futures cibles de forage. Les équipes s’appuieront sur de la géophysique aéroportée, des levés magnétiques par drone et des observations de terrain. Les données hyperspectrales générées sur les projets marocains seront croisées avec les informations géologiques, géophysiques et géochimiques déjà disponibles.

La coentreprise entre Aterian et Lithosquare ne se limite pas au Maroc. Des programmes sont également lancés au Botswana, notamment dans la ceinture de cuivre du Kalahari. Mais le Maroc constitue l’un des premiers terrains opérationnels de cette nouvelle étape, avec un calendrier déjà engagé sur plusieurs actifs et un premier forage prévu à Agdz.

La démarche marque le passage du partenariat à une phase plus concrète. Aterian et Lithosquare veulent organiser leurs campagnes comme un processus intégré, dans lequel les données de terrain, l’imagerie avancée, la géophysique et l’intelligence artificielle alimentent en continu la sélection des cibles. Pour le portefeuille marocain, cette méthode doit permettre de mieux hiérarchiser les projets et d’accélérer les décisions techniques.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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