Le déficit de liquidité bancaire s’est légèrement réduit entre le 15 et le 22 juillet 2026, selon le dernier suivi hebdomadaire de BMCE Capital Global Research. Il s’est établi en moyenne à 147,2 milliards de dirhams, en amélioration de 1,57 % sur une semaine.
Dans le même temps, les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont augmenté de 17,75 milliards de dirhams pour atteindre 55,4 milliards. Le taux moyen pondéré du marché interbancaire est demeuré stable à 2,25 %, tandis que le taux MONIA a légèrement reculé à 2,214 %.
Les placements du Trésor ont également diminué. Leur encours quotidien maximal s’est élevé à 18,2 milliards de dirhams, contre 31,6 milliards une semaine auparavant. À la fin de la période observée, cet encours ressortait à 14,2 milliards.
Sur le marché primaire des bons du Trésor, aucune levée n’a été réalisée lors de la dernière adjudication. Les investisseurs avaient pourtant soumis 5,03 milliards de dirhams sur les maturités de 13 semaines, 52 semaines et deux ans.
Le marché secondaire a connu des mouvements contrastés. Les rendements ont baissé sur les maturités de 13 semaines, 52 semaines, deux ans et cinq ans. Le repli le plus marqué a concerné le 13 semaines, avec une diminution de 3,44 points de base.
À l’inverse, les taux ont progressé sur certaines échéances, notamment le dix ans, qui a gagné 4,64 points de base. Des hausses plus limitées ont également été enregistrées sur les maturités de 26 semaines, 15 ans, 20 ans et 30 ans.
Le compartiment de la dette privée est resté peu animé. Aucune émission de certificats de dépôt, de bons de sociétés de financement ou de billets de trésorerie n’a été recensée. Label Vie a toutefois procédé à deux émissions obligataires, l’une sur cinq ans au taux de 3,11 % et l’autre sur sept ans à 3,56 %.
Pour la période suivante, BMCE Capital Global Research anticipe une réduction des interventions de Bank Al-Maghrib sur le marché monétaire. Le volume des avances à sept jours devrait revenir à 44,1 milliards de dirhams.
Le marché obligataire marocain pourrait évoluer dans un climat de stabilité ou de légère détente des taux. Cette orientation serait soutenue par la situation de trésorerie du Trésor, la solidité de la demande institutionnelle et le maintien du taux directeur à 2,25 %.

