Le déficit budgétaire recule à 24 milliards de dirhams

Les recettes publiques ont progressé plus vite que les dépenses. Le déficit budgétaire s’est établi à 24 milliards de dirhams à fin juin 2026, contre 30,8 milliards un an plus tôt, selon la situation des charges et ressources du Trésor publiée par le ministère de l’Économie et des Finances.

Cette amélioration tient à une progression des recettes plus soutenue que celle des dépenses. Sur les six premiers mois de l’année, les ressources ont augmenté de 30 milliards de dirhams, tandis que les charges ont avancé de 23,2 milliards.

Les recettes ordinaires ont atteint 225,22 milliards de dirhams, en hausse de 15,4 %. Calculées après déduction des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, elles représentent 52 % des prévisions de la loi de finances.

Les recettes fiscales ont progressé de 11,8 % à 197,76 milliards de dirhams. Leur taux de réalisation s’est élevé à 54 %. Les remboursements et restitutions d’impôts ont, pour leur part, augmenté de près de 3 milliards de dirhams pour atteindre 17,3 milliards.

La croissance des recettes non fiscales a été plus marquée. Leur montant a grimpé de 55,3 % à 24,94 milliards de dirhams. Les versements des établissements et entreprises publics ont totalisé 7 milliards, dont 4,2 milliards provenant de Bank Al-Maghrib et 2,5 milliards de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie.

Les mécanismes de financement innovants ont généré 9,9 milliards de dirhams. Les produits divers des ministères ont rapporté 6,9 milliards, tandis que les recettes de certains comptes spéciaux du Trésor ont augmenté de 10,5 % à 2,51 milliards.

Les dépenses globales, y compris celles des services de l’État gérés de manière autonome et des comptes spéciaux du Trésor, se sont élevées à 249,19 milliards de dirhams, en hausse de 10,2 %.

Les dépenses ordinaires ont atteint 203,88 milliards de dirhams, soit une augmentation de 14,7 % sur un an. Leur niveau d’exécution ressort à 53,7 % des prévisions annuelles.

Cette évolution s’explique notamment par la hausse de 14,9 % des dépenses de biens et services, par l’augmentation de 16,3 % des intérêts de la dette et par la progression de 10 % des charges de compensation.

Le solde ordinaire est resté excédentaire à 21,3 milliards de dirhams, contre 17,5 milliards à la même période de 2025.

Les dépenses d’investissement ont atteint 59,8 milliards de dirhams. Elles ont progressé de 20,2 % par rapport aux six premiers mois de l’année précédente, avec un taux de réalisation de 52,1 %.

Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un excédent de 14,5 milliards de dirhams, contre 1,4 milliard un an auparavant.

Le besoin de financement a reculé de 48,7 % à 23,61 milliards de dirhams. Il a été couvert à hauteur de 791 millions de dirhams par des ressources intérieures et de 22,82 milliards par des financements extérieurs.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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