Le financement automobile soutient l’activité de Salafin au T2

Salafin a retrouvé une croissance plus soutenue au deuxième trimestre 2026, grâce à la progression des financements automobiles. La société de crédit à la consommation a enregistré une production nette de 349 millions de dirhams entre avril et juin, contre 335 millions un an auparavant, soit une hausse de 4,3 %.

Cette évolution repose principalement sur l’automobile. La production de ce segment a atteint 208 millions de dirhams au deuxième trimestre, en progression de 12,2 % par rapport aux 185 millions réalisés durant la même période de 2025.

Les prêts personnels ont suivi une trajectoire inverse. Leur production est revenue de 150 à 141 millions de dirhams, accusant un recul de 5,4 % sur un an.

Sur l’ensemble du premier semestre, l’activité reste quasiment stable. La production nette totalise 602 millions de dirhams, contre 604 millions à fin juin 2025, soit une légère baisse de 0,3 %. Les financements automobiles ont progressé de 9,5 % pour atteindre 359 millions, tandis que les prêts personnels ont diminué de 11,8 % à 243 millions.

Le Produit Net Bancaire conserve pour sa part une orientation positive. Il s’est établi à 101 millions de dirhams au deuxième trimestre, en augmentation de 4,1 % sur un an. Sur les six premiers mois de 2026, il atteint 195 millions, contre 191 millions un an plus tôt, ce qui représente une progression de 2,2 %.

Les encours financiers ont également augmenté. Ils ressortent à 3,139 milliards de dirhams à fin juin, soit 1,4 % de plus qu’à fin décembre 2025.

Cette hausse est tirée par la Location avec Option d’Achat. Les encours de LOA ont progressé de 7,3 %, passant de 924 à 992 millions de dirhams. Dans le même temps, ceux des opérations de crédit ont diminué de 1,1 % pour s’établir à 2,146 milliards, contre 2,171 milliards précédemment.

La progression du financement automobile permet ainsi à Salafin de compenser en partie le recul observé sur les prêts personnels, tandis que le Produit Net Bancaire poursuit sa croissance au terme des six premiers mois de l’exercice.

spot_img

L'invité du Nouvelliste Maroc

spot_img