Le Maroc figure parmi les marchés qui ont soutenu l’activité de Rubis au premier semestre 2026, dans un contexte où le groupe français qui se spécialise dans le secteur des énergies a enregistré une nette progression de ses résultats et relevé ses prévisions annuelles. Sur le marché marocain, le redressement progressif de la demande des céramistes a contribué à améliorer la dynamique du GPL après un début d’année plus difficile.
Rubis souligne également une évolution favorable de ses marges au Maroc, portée par de meilleures conditions d’approvisionnement et par une gestion commerciale jugée rigoureuse dans un environnement marqué par des tensions sur la disponibilité du produit.
Cette amélioration s’inscrit dans une performance plus large du groupe en Afrique. Au premier semestre, les activités africaines de distribution d’énergies ont généré une marge brute de 184 millions d’euros, en hausse de 31 % sur un an, pour des volumes en progression de 3 %. L’EBITDA de la région a atteint 122 millions d’euros, soit une hausse de 33 %.
L’Afrique a également représenté 1,687 milliard d’euros de chiffre d’affaires dans les activités Retail & Marketing de Rubis, en progression de 39 % par rapport au premier semestre 2025. Cette croissance a été soutenue par plusieurs marchés, notamment dans les carburants et le bitume, tandis que le GPL a bénéficié d’évolutions contrastées selon les pays.
À l’échelle du groupe, Rubis a réalisé un chiffre d’affaires de 4,068 milliards d’euros au premier semestre, en hausse de 24 %. L’EBITDA s’est établi à 434 millions d’euros, en progression de 18 %, tandis que le résultat net part du groupe a augmenté de 17 % pour atteindre 191 millions d’euros.
Le groupe a également enregistré une hausse de 9 % de ses volumes de vente dans la distribution d’énergies. La marge brute correspondante a progressé de 16 %, à 497 millions d’euros. Le GPL a vu ses volumes augmenter de 1 % et sa marge brute de 9 %, tandis que les carburants et le bitume ont affiché des progressions plus marquées.
La génération de trésorerie a en revanche reculé. Le cash-flow opérationnel retraité s’est établi à 223 millions d’euros, en baisse de 19 %, sous l’effet notamment de besoins en fonds de roulement plus importants dans un contexte de prix pétroliers élevés.
Fort de cette performance semestrielle, Rubis a revu à la hausse ses objectifs pour l’ensemble de l’année. Le groupe vise désormais un EBITDA compris entre 775 et 825 millions d’euros, contre une fourchette précédente de 740 à 790 millions d’euros.
Au Maroc, le retour progressif de la demande industrielle dans le GPL constitue ainsi l’un des signaux positifs du semestre pour Rubis. Le groupe met en avant l’amélioration des conditions commerciales locales, au moment où ses activités africaines enregistrent parmi les plus fortes progressions de son portefeuille.


