Les déclarations de Mohamed Ouzzine sur un possible espionnage de téléphones au sein du Mouvement Populaire sont désormais entre les mains de la justice. Le Parquet près la Cour d’appel de Casablanca a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, confiée à la Brigade Nationale de la Police Judiciaire.
À l’origine de cette procédure figure une séquence vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Le secrétaire général du MP y affirme que sa formation politique serait ciblée par différents procédés, évoquant notamment l’espionnage de téléphones.
Les propos ont été tenus dimanche 13 septembre à Berrechid, lors d’un meeting du Mouvement Populaire. Mohamed Ouzzine n’a toutefois désigné aucune personne ni entité comme étant à l’origine des faits qu’il avance.
Le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca a annoncé lundi l’ouverture de l’enquête. Celle-ci doit permettre de vérifier la réalité des allégations formulées par le responsable politique et de déterminer les éventuelles conséquences juridiques qui pourraient en découler.
Le Parquet inscrit également sa décision dans la nécessité d’assurer l’application de la loi et le bon déroulement de l’opération électorale. L’affaire intervient alors que la campagne pour les élections législatives du 23 septembre bat son plein.
La BNPJ est désormais chargée des investigations. À ce stade, les affirmations concernant un espionnage de téléphones restent des allégations et aucun élément rendu public par les autorités judiciaires ne permet d’en établir la véracité.
Mohamed Ouzzine dirige le Mouvement Populaire et siège également à la Chambre des représentants. Sa formation est engagée dans la campagne électorale avec l’ambition affichée de renforcer son poids lors du prochain scrutin.
L’enquête devra désormais déterminer sur quels éléments reposent les déclarations du secrétaire général du MP et si les faits évoqués peuvent être établis.


