L’affaire des irrégularités électorales signalées à Tanger connaît un nouveau développement. Cinq jours après les législatives du 23 septembre, le ministère de l’Intérieur a envoyé une commission centrale d’inspection dans la ville pour examiner les faits survenus dans deux bureaux de vote de la circonscription de Tanger-Assilah.
Cette démarche ajoute un volet administratif aux investigations déjà engagées autour de ces événements. Une enquête judiciaire avait été ouverte après la diffusion d’une vidéo montrant une urne contenant plusieurs enveloppes blanches. Quatre personnes avaient ensuite été placées en garde à vue dans le cadre des investigations sur des soupçons d’irrégularités au bureau de vote de l’école Al Qods.
La commission dépêchée par l’Intérieur doit désormais procéder aux vérifications administratives et examiner les éléments disponibles concernant les incidents relevés pendant le scrutin. Le ministère entend ainsi établir les circonstances entourant les irrégularités constatées dans les deux bureaux concernés.
Les conclusions de cette mission détermineront la suite donnée sur le plan administratif. Le département de l’Intérieur indique que les mesures jugées nécessaires seront prises au regard des résultats de l’enquête afin d’établir les responsabilités juridiques.
L’intervention de cette commission centrale marque ainsi une nouvelle étape dans le traitement des incidents qui ont accompagné le scrutin à Tanger-Assilah. Aux investigations judiciaires déjà en cours s’ajoute désormais un examen conduit par l’administration territoriale sur les conditions dans lesquelles les opérations électorales se sont déroulées dans les deux bureaux concernés.


