Le Dance Theatre of Harlem foulera pour la première fois une scène marocaine les 2 et 3 octobre au Théâtre Royal de Rabat. La compagnie new-yorkaise, figure majeure du ballet international, signe à cette occasion son retour sur le continent africain après plus de trois décennies d’absence.
Cette escale à Rabat intervient trente-quatre ans après sa venue en Afrique du Sud en 1992, où la troupe s’était produite à l’invitation de Nelson Mandela. La capitale marocaine occupe ainsi une place particulière dans la saison internationale 2026-2027 du Dance Theatre of Harlem, qui comprend également plusieurs étapes dans de grandes villes américaines.
L’histoire de la compagnie débute à New York en 1969 sous l’impulsion d’Arthur Mitchell, premier danseur étoile noir du New York City Ballet. Son projet entend alors élargir l’accès à la danse classique à des artistes jusque-là peu représentés au sein des grandes institutions du ballet.
Né sous la forme d’une école à Harlem, le projet évolue rapidement vers une compagnie professionnelle. Au cours des décennies suivantes, la troupe construit son répertoire à la rencontre du ballet classique et de la création contemporaine, tout en accordant une place centrale à la diversité des expressions chorégraphiques.
Son parcours international l’a conduite sur plusieurs scènes prestigieuses. Le Dance Theatre of Harlem fait notamment ses débuts au Royal Opera House de Londres en 1981. Sa production « Creole Giselle » connaîtra ensuite un important succès et sera distinguée par un Laurence Olivier Award.
Les deux représentations prévues à Rabat offriront au public marocain une première rencontre avec cette compagnie forte de plus d’un demi-siècle d’histoire. Elles marqueront également une nouvelle étape de sa présence en Afrique, plus de trente ans après son précédent passage sur le continent.
Le rendez-vous se tiendra au Théâtre Royal de Rabat, nouvel équipement culturel majeur de la capitale. Inscrit dans la Vision éclairée de S.M le Roi Mohammed 6 en faveur du rayonnement culturel du Royaume, l’édifice dispose notamment d’un auditorium de plus de 1 800 places destiné aux opéras, ballets, spectacles de théâtre et grandes productions musicales. Son architecture puise son inspiration dans les mouvements du Bouregreg.


