Incident de Flydubai : Royal Air Maroc avait recalé le copilote impliqué

Royal Air Maroc avait refusé de recruter le copilote impliqué dans le grave incident survenu mercredi à bord d’un Boeing 737 MAX 8 de Flydubai. L’homme avait effectué une formation de trois mois au sein de la compagnie nationale en 2025 avant de présenter une candidature pour y travailler, qui n’avait pas été retenue.

Identifié comme Hammam al-Hammami, de nationalité omanaise, le copilote est soupçonné d’avoir agressé le commandant de bord avec une hache de secours au cours du vol FZ1073 reliant Dubaï à Israël. Le procureur général des Émirats arabes unis a qualifié samedi les faits d’« attaque terroriste ».

L’appareil a perdu environ 16 000 pieds, soit près de 4 900 mètres, en une trentaine de secondes. Le pilote automatique s’était désengagé avant la plongée, entraînant une accélération rapide du Boeing.

Des passagers sont ensuite parvenus à maîtriser le copilote. Deux pilotes qui se trouvaient à bord ont pris le relais aux commandes et permis à l’appareil de retrouver une trajectoire stable avant un atterrissage sans encombre.

La violence de la descente aurait soumis l’avion et ses occupants à des contraintes particulièrement importantes. Selon l’instructeur aéronautique Alberto Paduanelli, qui a reproduit les conditions de l’incident sur un simulateur, les personnes non attachées auraient pu être soulevées de leur siège sous l’effet des forces négatives générées pendant la chute.

Le commandant de bord a été blessé lors de l’agression. Aucun autre blessé n’a été signalé parmi les occupants de l’appareil.

Flydubai a indiqué que les circonstances de l’incident restaient sous enquête et n’a pas fourni davantage de précisions. Les autorités australiennes examinent également d’éventuels liens entre al-Hammami et l’Australie. Il aurait étudié dans une université de Melbourne.

Son parcours comprend aussi des études à distance en gestion de l’aviation auprès de Buckinghamshire New University, au Royaume-Uni. L’établissement a précisé que ce cursus ne comprenait aucune formation de pilote.

Donald Trump a également réagi à l’incident en mettant en avant la résistance du Boeing 737 MAX aux contraintes subies pendant la plongée. Boeing n’a pas commenté ces déclarations.

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L'invité du Nouvelliste Maroc

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