Le football marocain a été salué par les deux principaux dirigeants du football mondial et africain, jeudi 8 octobre, lors de la Conférence stratégique de la Confédération africaine de football (CAF), organisée au Cap-Vert. Gianni Infantino, président de la FIFA, a souligné les progrès du Royaume dans le développement des infrastructures sportives, tandis que Patrice Motsepe, à la tête de la CAF, a rendu hommage aux résultats des sélections marocaines sur la scène internationale.
Réunis à Santa Maria, sur l’île de Sal, les représentants des 54 fédérations africaines participent, du 7 au 9 octobre, à des discussions consacrées à l’avenir du football continental. Les investissements dans les équipements sportifs, la formation, la gouvernance et les performances des équipes nationales figurent parmi les principaux sujets examinés.
Devant les responsables des fédérations, Gianni Infantino a notamment évoqué les réalisations du Maroc dans le domaine des installations footballistiques. Le président de la FIFA a fait référence aux centres nationaux de préparation, aux enceintes sportives destinées aux compétitions et aux équipements développés pour accompagner les fédérations. Le Royaume figure, selon lui, parmi les pays africains ayant accompli des progrès dans ces domaines.
Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation des infrastructures sur le continent. Gianni Infantino a rappelé que la FIFA avait consacré un milliard de dollars au football africain au cours de la dernière décennie, dont 500 millions durant les quatre années écoulées. Ces financements ont notamment accompagné 124 projets et différentes initiatives de développement.
Les progrès réalisés se traduisent également par une amélioration des conditions d’organisation des rencontres internationales. Deux ans auparavant, 26 nations africaines ne disposaient pas de stades homologués pour recevoir leurs adversaires. Aujourd’hui, 40 pays sont en mesure d’organiser leurs matchs internationaux sur leur territoire.
La FIFA entend poursuivre ses efforts pour que toutes les sélections africaines puissent, à terme, évoluer devant leur public. Son président a assuré que l’instance continuerait à mobiliser des financements et à rechercher de nouvelles possibilités d’accompagnement pour atteindre cet objectif.
Les résultats sportifs ont également occupé une place importante dans les échanges. Gianni Infantino a mis en avant le parcours des représentants africains à la Coupe du monde 2026, où neuf des dix équipes du continent ont franchi le premier tour pour accéder à la phase à élimination directe. À titre de comparaison, aucune des cinq sélections africaines présentes en Russie en 2018 n’avait atteint ce stade de la compétition.
Pour le président de la FIFA, cette progression illustre les efforts entrepris par les fédérations et confirme la capacité des joueurs africains à rivaliser au plus haut niveau. Il a également plaidé pour un accès élargi des talents du continent aux opportunités offertes par le football international.
Patrice Motsepe a, de son côté, réservé une place particulière au Maroc dans son intervention. Le président de la CAF a rappelé le parcours de la sélection nationale lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, qu’il a présenté comme l’un des épisodes marquants du football africain. Il a également exprimé sa satisfaction devant les prestations des équipes du continent lors de l’édition 2026.
Ces performances doivent, selon lui, encourager les associations nationales à renforcer leurs programmes de formation et à investir davantage dans les académies et l’encadrement des jeunes joueurs. Patrice Motsepe a réaffirmé son ambition de voir une nation africaine remporter un jour le trophée mondial, invitant les fédérations à préparer dès maintenant les prochaines compétitions internationales.
Le dirigeant sud-africain a également abordé les questions de gouvernance, en insistant sur la nécessité d’améliorer la qualité et la crédibilité de l’arbitrage africain. Il a appelé à intensifier la formation des arbitres et des responsables de l’assistance vidéo, considérant que la transparence et l’impartialité des décisions sont indispensables à la confiance dans les compétitions.
La rencontre de Santa Maria constitue, selon Patrice Motsepe, une occasion pour les 54 associations membres de la CAF de consacrer davantage de temps aux défis du football africain, au-delà des discussions habituellement menées lors des assemblées générales. Il a salué le travail des fédérations et des responsables des différentes zones continentales, tout en appelant à transformer les engagements pris en réalisations concrètes.
Les travaux se poursuivront vendredi 9 octobre avec une séance consacrée au bilan des sélections africaines lors du Mondial 2026. Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, doit notamment prendre part aux échanges, aux côtés de plusieurs techniciens, dont le sélectionneur national marocain Mohamed Ouahbi.


