Le Maroc figure parmi les marchés internationaux qui ont contribué aux importantes prises de commandes de Colas en 2025. Les contrats remportés dans le Royaume, aux côtés de ceux conclus au Royaume-Uni, continuent de peser sur l’évolution de l’activité ferroviaire du groupe français en 2026.
Dans ses résultats financiers publiés jeudi 5 novembre, Bouygues souligne que le recul des nouvelles commandes de Colas dans le ferroviaire au cours des neuf premiers mois de l’année s’explique principalement par un niveau de comparaison exceptionnellement élevé en 2025, marqué notamment par la signature de contrats majeurs au Maroc.
Cette situation intervient alors que Colas affiche un carnet de commandes global de 13,9 milliards d’euros à fin septembre 2026, en diminution de 2% sur un an. Dans le ferroviaire, le repli atteint 7%, tandis que les activités routières enregistrent une progression de 2%, soutenue par les marchés internationaux.
Sur les neuf premiers mois de 2026, Colas a engrangé 9,5 milliards d’euros de nouvelles commandes. Malgré le recul observé dans le ferroviaire, le groupe fait état d’une activité commerciale toujours soutenue, avec notamment de nouveaux contrats obtenus au Chili.
À l’échelle de Bouygues, les marchés situés hors d’Europe continuent de soutenir les perspectives de la branche Construction. Les commandes enregistrées dans ces régions progressent de 8% sur un an à fin septembre 2026, alors que celles réalisées en France et dans le reste de l’Europe diminuent respectivement de 2% et de 4%.
Le carnet de commandes de la division Construction, qui réunit Colas, Bouygues Construction et Bouygues Immobilier, atteint ainsi 32,5 milliards d’euros, soit une hausse de 1% par rapport à septembre 2025. Ce montant constitue un record pour cette période de l’année.
Sur le plan financier, Bouygues réalise un chiffre d’affaires de 41,6 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2026, en recul de 0,5% en données publiées. Son résultat opérationnel courant des activités progresse de 44 millions d’euros pour atteindre 1,86 milliard d’euros.
Le bénéfice net attribuable au groupe s’établit à 306 millions d’euros, contre 675 millions un an auparavant. Cette baisse tient notamment à une dépréciation comptable de 569 millions d’euros liée à sa participation dans TF1, sans conséquence sur sa trésorerie.
Bouygues a parallèlement ramené son endettement financier net à 5,6 milliards d’euros, soit une amélioration de 2 milliards d’euros sur douze mois. Le groupe prévoit désormais une légère augmentation de son résultat opérationnel courant des activités sur l’ensemble de 2026, après avoir initialement envisagé une stabilisation.


