La cinquième édition d’Africa Sports Expo a démarré jeudi 8 octobre à Casablanca, avec le Mali comme pays invité d’honneur. Pendant quatre jours, le salon réunit des responsables publics, des entreprises, des investisseurs et des professionnels autour des perspectives de développement du secteur sportif au Maroc et en Afrique.
La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence de Mehdi Sekkouri Alaoui, président de la Fédération marocaine des professionnels du sport (FMPS) et organisateur de l’événement, d’Abdellatif Maazouz, président du Conseil de la région Casablanca-Settat, ainsi que d’Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, ministre malien de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne.
Accompagné d’une importante délégation, le responsable malien a participé à l’ouverture officielle du salon et à l’inauguration du pavillon consacré à son pays. Cet espace présente les initiatives engagées au Mali dans le domaine sportif, ainsi que les possibilités de développement du secteur.
La présence malienne occupe une place particulière dans cette édition. Les organisateurs souhaitent s’appuyer sur les relations entre Rabat et Bamako pour encourager de nouveaux projets communs, notamment dans les infrastructures, la formation et le partage de compétences.
Mehdi Sekkouri Alaoui a insisté sur la nécessité de donner une dimension économique aux rencontres organisées pendant le salon. Pour le président de la FMPS, l’enjeu consiste à rapprocher les institutions, les entreprises et les investisseurs afin de faire émerger des collaborations concrètes.
« Nous voulons faire d’Africa Sports Expo un lieu où l’Afrique se rencontre pour développer son économie du sport. Notre ambition est que les rencontres de ces quatre jours deviennent des partenariats, des contrats et des réalisations », a-t-il déclaré.
De son côté, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a placé la formation et l’accompagnement des sportifs au centre de son intervention. Le ministre malien a défendu une approche du développement sportif qui ne repose pas uniquement sur la construction d’équipements.
Selon lui, les investissements dans les stades et les installations doivent s’accompagner d’efforts durables en faveur des compétences, de l’encadrement et de la détection des talents. Il a également souligné le rôle que peut jouer le sport dans l’épanouissement des jeunes et leur participation à la vie collective.
Cette dimension humaine a occupé une place importante dans les échanges de la matinée, aux côtés des questions d’investissement et de coopération entre pays africains.
Les infrastructures ont ensuite été au cœur des travaux de l’après-midi, avec la deuxième édition de l’Africa Stadiums & Arenas Forum. Cette rencontre, organisée autour des équipements sportifs appelés à accompagner les transformations du continent, a rassemblé des spécialistes et des responsables africains et internationaux.
Les participants ont abordé les différents aspects liés à la réalisation de ces projets, depuis leur conception et leur financement jusqu’à leur gestion quotidienne. Les discussions ont également porté sur la durabilité des installations, leur rentabilité économique et leur capacité à répondre aux besoins des populations.
La question de l’intégration des infrastructures sportives dans le développement urbain a également été examinée. Les intervenants se sont intéressés à leur contribution possible à l’attractivité des territoires et à l’évolution des villes africaines.
À travers ces rencontres, Africa Sports Expo entend renforcer sa place parmi les rendez-vous professionnels consacrés à l’économie du sport sur le continent. Les trois journées restantes doivent prolonger les échanges engagés à Casablanca et favoriser les contacts entre les différents acteurs du secteur.


