Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde a lancé sa 27e édition, jeudi soir à Essaouira, avec une parade inaugurale qui a parcouru les ruelles de l’ancienne médina pendant près de deux heures.
Maâlems gnaoua, troupes folkloriques, guembris et crotales ont ouvert trois jours de célébration dans la Cité des Alizés. Le festival réunit cette année 43 maâlems venus de plusieurs régions du Royaume, ainsi que des artistes d’Afrique, d’Europe, d’Asie, des Amériques et du monde arabe.
Pour André Azoulay, cofondateur du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira, la longévité de l’événement tient d’abord à sa fidélité à son identité originelle. Au fil des années, le festival a grandi, son organisation s’est renforcée et son public s’est élargi, mais son esprit est resté le même.
Il décrit un rendez-vous qui dépasse le cadre d’un simple événement musical. Selon lui, le festival provoque une émotion authentique et un sentiment de communion entre les artistes, les habitants et les visiteurs qui se retrouvent chaque année à Essaouira.
André Azoulay estime que ceux qui viennent au festival retrouvent, le temps de quelques jours, une forme d’élan et de spontanéité. Cette relation particulière avec le public explique, selon lui, la force durable de l’événement.
Chaque édition ressemble à la précédente tout en apportant quelque chose de nouveau. Pour André Azoulay, cette continuité assumée est précisément ce qui fait la magie du Festival Gnaoua, un rendez-vous fidèle à lui-même et profondément lié à l’âme d’Essaouira.

