Le marché marocain des fonds immobiliers reste largement porté par les investisseurs institutionnels. À fin juin 2025, les compagnies d’assurance, les organismes de prévoyance et de retraite ainsi que les banques concentraient l’essentiel de l’actif net, selon les indicateurs publiés par l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux.
Les compagnies d’assurance et organismes de prévoyance et de retraite arrivent en tête avec 41 % de l’actif net total. Les banques suivent avec 33,6 %. À elles seules, ces deux catégories représentent près des trois quarts du marché, confirmant le rôle central des investisseurs longs dans le développement de l’immobilier détenu via fonds.
Les autres entreprises financières pèsent 9,2 %, devant la Caisse de dépôt et de gestion à 8,6 %. Les entreprises non financières représentent 5,5 %, tandis que les OPCVM, les OPCI, les personnes physiques résidentes et les sociétés de financement occupent des parts plus limitées.
Cette structure traduit la nature encore très institutionnelle du marché. Les fonds immobiliers répondent d’abord aux besoins d’allocation d’acteurs disposant de ressources longues et recherchant des actifs capables de générer des revenus réguliers.
Le profil des investisseurs varie toutefois selon la stratégie des fonds. Dans les véhicules diversifiés, les compagnies d’assurance et organismes de retraite représentent 42,3 % de l’actif net, devant les banques à 36 %. Dans les fonds spécialisés, les entreprises non financières occupent la première place avec 34,7 %, suivies des compagnies d’assurance et organismes de retraite à 30,7 %.
La présence dominante d’investisseurs professionnels contribue à structurer le marché autour d’exigences de rendement, de transparence et de gestion prudente. Elle confirme aussi que les fonds immobiliers s’imposent progressivement comme un outil d’allocation patrimoniale pour les grands acteurs financiers marocains.

