Aterian PLC accélère ses travaux d’exploration de cuivre au Botswana avec le lancement d’un nouveau programme reposant sur l’intelligence artificielle et l’exploitation de données géophysiques à haute résolution.
La société a engagé un levé magnétique par drone sur ses licences situées dans la ceinture de cuivre du Kalahari. Cette première phase doit permettre de mieux identifier les structures géologiques susceptibles d’abriter des minéralisations en cuivre et en argent, avant de sélectionner les cibles les plus prometteuses pour de futurs forages.
L’opération s’inscrit dans le partenariat conclu avec Lithosquare SAS. Aterian avait annoncé en décembre un programme d’exploration pouvant atteindre 1,4 million d’euros, entièrement financé et fondé sur des outils d’intelligence artificielle, couvrant huit projets jugés prioritaires.
Les premiers travaux porteront sur les licences PL0199/2025 et PL0157/2024, considérées comme les plus avancées du portefeuille botswanais. Les données magnétiques recueillies seront croisées avec des informations géologiques, structurelles et satellitaires afin d’établir une hiérarchie des zones à tester par forage.
Le levé commencera sur PL0199/2025 après la calibration du matériel et la mise en place d’une station magnétique de référence, avant d’être étendu à PL0157/2024.
Pour Aterian, cette nouvelle campagne s’inscrit dans une séquence d’exploration plus large menée à la fois au Botswana et au Maroc. Son président exécutif Charles Bray a notamment rapproché le lancement des travaux dans le Kalahari des résultats d’interprétation magnétique obtenus récemment sur le projet Agdz East au Maroc.
La société mise sur la précision des levés par drone pour détecter des structures difficiles à distinguer avec les données géophysiques régionales classiques. Cet enjeu est particulièrement important dans la ceinture du Kalahari, où une partie du potentiel géologique reste masquée par des couvertures sableuses.
Aterian entend ainsi construire progressivement un portefeuille de cibles cuivre-argent mieux définies dans les deux pays, avec pour objectif de faire avancer les zones les plus prometteuses jusqu’au stade du forage.
À la Bourse de Londres, le titre Aterian reculait de 5,3 % lundi à la mi-journée, à 26,04 pence.


