Au CGLU Tanger, la CDG défend une approche large du financement vert

Le financement vert des territoires s’est imposé comme l’un des sujets majeurs du Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux, organisé à Tanger dans le cadre de CGLU 2026. Lors d’un panel tenu mardi 23 juin, les débats ont mis en avant la nécessité de faire évoluer l’architecture financière afin de permettre aux collectivités territoriales d’accélérer leur transition écologique.

La séquence a réuni plusieurs responsables publics et institutionnels, dont Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Khalid Safir, directeur général du Groupe Caisse de Dépôt et de Gestion, Mbarka Bouaida, présidente du Conseil de la région Guelmim-Oued Noun et de l’Association des Régions du Maroc, ainsi que des présidents de régions et des experts.

Au centre des échanges, la question du passage de l’ambition climatique à des projets territoriaux finançables. Younes Sekkouri a insisté sur le rôle du cadre institutionnel, en rappelant que l’absence de règles claires peut freiner le déploiement d’investissements verts à grande échelle.

Khalid Safir a, pour sa part, élargi la lecture du sujet. Pour le directeur général de la CDG, la transition verte ne se limite pas à la transition énergétique. Elle concerne l’ensemble des secteurs et impose une approche transversale, capable d’intégrer les besoins des territoires, des entreprises et des citoyens.

Le Groupe CDG a été présenté comme l’un des acteurs appelés à jouer un rôle central dans ce chantier. Son expérience en matière de financement durable a été mise en avant dans un contexte où les collectivités doivent trouver des mécanismes capables de soutenir des projets verts, souvent complexes à structurer et à financer.

Les interventions des présidents de régions ont ramené le débat aux réalités du terrain. Les collectivités disposent d’acquis, mais restent confrontées à plusieurs obstacles. L’accès aux fonds, l’ingénierie des projets et le renforcement des capacités locales figurent parmi les principaux défis identifiés.

À Tanger, le message est clair. La transition verte des territoires ne dépend pas seulement des objectifs climatiques. Elle exige des cadres lisibles, des financements adaptés et des institutions capables d’accompagner les collectivités dans la transformation de leurs priorités en projets concrets.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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