Dans un contexte de dégradation du commerce extérieur, les envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger continuent de jouer un rôle stabilisateur. À fin octobre 2025, ces transferts ont atteint 102,93 milliards de dirhams, en légère hausse de 1,5 % par rapport à la même période l’an dernier, selon les derniers chiffres de l’Office des changes.
Sans cette manne, le déséquilibre des comptes extérieurs du Royaume serait encore plus marqué. Car dans le même temps, le déficit commercial s’est creusé de près de 20 %, dépassant les 296,95 milliards de dirhams. Une dégradation alimentée par des importations toujours dynamiques (+9,4 %, à 682,15 milliards), quand les exportations progressent plus modestement (+2,6 %, à 385,2 milliards).
Heureusement, la balance des services, elle, continue d’afficher un excédent. Celui-ci s’est renforcé de 10,2 %, atteignant plus de 129,19 milliards de dirhams. Les recettes touristiques, les prestations informatiques et les services financiers restent en progression (+9,6 %), tout comme les importations de services (+9 %).
Dans ce tableau contrasté, les transferts des MRE apparaissent plus que jamais comme un filet de sécurité. Leur régularité et leur niveau élevé permettent de compenser en partie les pressions sur la balance des paiements. Une contribution essentielle, alors que l’économie marocaine fait face à une conjoncture internationale encore instable.






