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Banques : la liquidité sous tension début avril

Banques : une liquidité sous tension début avril

Selon la dernière note de BMCE Capital Global Research (BKGR), le marché monétaire marocain évolue dans un contexte de tension persistante sur la liquidité, révélant un besoin croissant de refinancement du système bancaire. Sur la première semaine d’avril, le déficit moyen s’est encore creusé pour atteindre plus de 176 milliards de dirhams, en nette aggravation par rapport à la période précédente.

Cette situation maintient une forte dépendance des banques vis-à-vis des injections de Bank Al-Maghrib. Les avances à sept jours ont été ajustées à plus de 65 milliards de dirhams, tandis que le taux interbancaire reste stable à 2,25 %. En parallèle, le taux MONIA enregistre une légère progression, traduisant des tensions toujours présentes sur le marché de la liquidité à court terme.

Face à ce déséquilibre, le Trésor intensifie ses interventions. Les placements hebdomadaires ont fortement augmenté, avec un encours quotidien ayant atteint près de 38 milliards de dirhams, contre un niveau nettement inférieur la semaine précédente. Cette évolution contribue à alimenter le circuit de liquidité dans un environnement marqué par des besoins accrus.

Sur le marché obligataire, la prudence domine. Lors de la dernière adjudication, aucune levée n’a été réalisée malgré une offre dépassant les 3 milliards de dirhams. Cette absence de recours au marché primaire reflète un arbitrage du Trésor, qui bénéficie d’une marge de manœuvre renforcée après l’encaissement des acomptes fiscaux de fin mars.

Dans le même temps, le marché secondaire enregistre une détente des taux sur plusieurs maturités, notamment à deux, cinq et dix ans. Ce mouvement baissier traduit un ajustement des anticipations des investisseurs, dans un contexte où ces derniers continuent d’exiger des primes de rendement élevées sur certaines échéances.

À court terme, la Banque centrale devrait réduire le volume de ses interventions hebdomadaires, avec des avances à sept jours attendues en baisse. Cette orientation s’inscrit dans une gestion plus mesurée de la liquidité, alors que le Trésor conserve une position confortable pour calibrer ses futures sorties sur le marché.

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