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mardi 28 mai 2024

Banques marocaines en Afrique.. Fitch Ratings prédit de belles perspectives !

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Le retrait des banques françaises d’Afrique ouvre un chapitre prometteur pour les banques marocaines comme Attijariwafa Bank, Banque Centrale Populaire et Bank Of Africa (BOA). Cette opportunité s’accompagne d’une concurrence accrue avec des acteurs régionaux tels que Vista et Coris Bank, tous misant sur l’expansion continentale.

Le Maroc, en tant qu’acteur clé du secteur bancaire sur le continent africain, est bien placé pour bénéficier de la concurrence accrue et de l’expansion des institutions bancaires locales et régionales. La sortie des banques françaises offre aux banques marocaines l’opportunité de combler le vide laissé par leur départ, stimulant ainsi l’innovation et la croissance dans le secteur.

Avec une position stratégique qui relie l’Europe et l’Afrique, le Royaume est bien positionné pour capitaliser sur ces développements et émerger comme un hub des services financiers dans la région.

Selon l’agence Fitch Ratings, ce désengagement des banques françaises crée de vastes opportunités de croissance pour les groupes bancaires émergents du continent. Cette tendance, favorisée par la croissance organique et les fusions-acquisitions, stimulera la concurrence et renforcera les banques africaines, bien que des défis immédiats subsistent.

L’acquisition par le groupe Saham d’une participation majoritaire dans Société Générale Maroc illustre cette tendance. Cette transaction de 745 millions d’euros marque le désengagement progressif des acteurs français selon Fitch Ratings.

Société Générale envisage également de céder une part importante de ses actions dans sa filiale tunisienne Union Internationale de Banques. Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement amorcé il y a une décennie par BNP Paribas, BPCE et Crédit Agricole France, avec d’autres cessions prévues dans les années à venir.

Fitch Ratings émet des perspectives négatives pour les filiales africaines cédées par les banques françaises, comme Société Générale Maroc. Ces filiales feront face à une capacité réduite à absorber les risques et à une perte de soutien financier des actionnaires étrangers, ce qui pourrait affecter leur crédibilité.

Le retrait d’un groupe bancaire peut fragiliser la filiale cédée en réduisant son accès au soutien financier. Mais cela lui offre aussi l’opportunité de renforcer son indépendance financière et d’explorer de nouvelles stratégies, comme le développement de partenariats locaux ou l’innovation pour élargir sa clientèle.

Le retrait des banques françaises redessine le paysage bancaire africain, avec des défis et des opportunités pour les acteurs locaux. Cette évolution devrait stimuler la concurrence et l’innovation, propulsant les banques marocaines et africaines émergentes vers une nouvelle ère de croissance et de développement.

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