Blé, pétrole, or… les marchés mondiaux reculent selon BMCE Capital

Les cours internationaux du blé et du pétrole ont enregistré de fortes baisses à la fin du mois d’octobre 2026. Deux marchés particulièrement importants pour le Maroc, importateur de céréales et de produits énergétiques, qui figurent parmi les principaux mouvements relevés dans le dernier rapport hebdomadaire de BMCE Capital Global Research, publié le 2 novembre.

Sur le marché agricole, le blé américain coté à Chicago a perdu 8,49 % en une semaine, pour revenir à 604,42 cents le boisseau. Le maïs a également reculé de 5,40 %, à 450,65 cents, tandis que le soja a cédé 3,16 %, à 1 221,40 cents.

Cette correction intervient dans un contexte d’amélioration des disponibilités céréalières mondiales. Selon BMCE Capital Global Research, les dernières projections du département américain de l’Agriculture font apparaître des niveaux d’approvisionnement relativement confortables pour les principales cultures.

L’avancement des récoltes aux États-Unis contribue également à cette détente des cours. La demande internationale reste insuffisante pour absorber l’offre disponible, tandis que les achats chinois ne parviennent pas, pour le moment, à inverser la tendance.

Les marchés pétroliers ont suivi une trajectoire comparable. Le Brent a abandonné 5,90 % sur la semaine, pour s’établir à 101,26 dollars le baril. Le brut américain WTI a subi une baisse plus importante, de 9,74 %, à 90,20 dollars.

Ce recul fait suite aux hausses enregistrées au cours des semaines précédentes. Les investisseurs ont procédé à des prises de bénéfices alors que les inquiétudes concernant les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient se sont atténuées.

La reprise des échanges diplomatiques autour du détroit d’Ormuz a notamment contribué à réduire les tensions sur les cours. Les préoccupations concernant le ralentissement de l’économie mondiale et ses conséquences sur la consommation de pétrole ont également pesé sur les prix.

La baisse du brut ne s’est toutefois pas accompagnée d’un mouvement similaire sur l’ensemble des produits raffinés. À Rotterdam, les cotations de l’essence ont progressé de 1,6 %, tandis que celles du diesel ont augmenté de 5,5 %. La marge de raffinage européenne a atteint 34,5 dollars par baril, dans un contexte de faiblesse des stocks de distillats et de risques persistants sur les approvisionnements.

Le gaz naturel a, pour sa part, gagné 7,05 %, à 3,34 dollars par million d’unités thermiques britanniques. Cette progression est notamment liée à l’approche de l’hiver et aux anticipations de tensions sur l’offre européenne.

Les métaux précieux ont également terminé la semaine en net repli. L’or a perdu 6,60 %, pour atteindre 3 906,69 dollars l’once, tandis que l’argent a chuté de 12,96 %, à 50,27 dollars.

BMCE Capital Global Research attribue cette évolution au renforcement du dollar américain et à la remontée des rendements obligataires. Les perspectives de maintien de taux d’intérêt élevés aux États-Unis ont réduit l’attrait des placements en métaux précieux, dans un environnement marqué par un apaisement relatif des tensions géopolitiques.

Du côté des métaux industriels, le cobalt a enregistré une baisse de 7,13 %, à 34 245 dollars la tonne. Le plomb a reculé de 3,31 % et le cuivre de 0,90 %. À l’inverse, l’aluminium a progressé de 1,49 % et le nickel de 0,50 %.

La faiblesse de la demande industrielle mondiale, le rythme modéré de la reprise chinoise et l’abondance de l’offre sur plusieurs marchés continuent de peser sur ce compartiment.

Pour le Maroc, les évolutions du blé et du pétrole constituent les principaux éléments à suivre dans cette publication. Le rapport décrit une détente des cours internationaux de ces deux matières premières, sans toutefois mesurer ses éventuelles répercussions sur les prix à l’importation ou sur le marché national.

Les prévisions de marché compilées par BMCE Capital Global Research restent par ailleurs orientées à la hausse pour plusieurs produits en 2027. Elles font notamment ressortir un Brent à 127,2 dollars le baril au premier trimestre 2027 et un blé à 653,9 cents le boisseau sur la même période. Ces estimations demeurent soumises à l’évolution des conditions économiques et des marchés internationaux.

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