British American Tobacco va supprimer environ 5.500 postes dans le monde d’ici la fin de l’année. Le groupe britannique, propriétaire notamment des marques Lucky Strike et Dunhill, inscrit cette décision dans un programme de transformation destiné à générer 600 millions de livres d’économies, soit 695 millions d’euros, d’ici 2028.
La restructuration ne se limite pas aux suppressions de postes. Environ 3.500 emplois ont aussi été transférés vers des partenaires stratégiques. Au total, le mouvement concerne donc 9.000 salariés, soit près de 20 % des 47.000 employés du groupe.
Lancé en 2025 sous le nom Fit2Win, le plan vise à rendre BAT plus agile, plus discipliné sur les coûts et plus innovant, selon l’entreprise. Le groupe indique vouloir renforcer ses partenariats avec des entreprises spécialisées dans les technologies et les services aux entreprises, tout en rationalisant ses activités.
Pour Russ Mould, analyste chez AJ Bell, British American Tobacco s’inscrit dans une tendance plus large d’entreprises qui intensifient l’usage de la technologie pour accompagner leur activité. Il estime que l’ampleur des réductions d’effectifs illustre l’évolution du moment et juge cette tendance préoccupante pour le marché du travail.
Le directeur général de BAT, Tadeu Marroco, reconnaît que ces changements touchent de nombreux salariés. Il affirme vouloir les accompagner dans cette transition avec attention et respect, tout en défendant l’objectif de bâtir une entreprise plus simple et plus rapide.
À la Bourse de Londres, le titre BAT reculait d’environ 1,70 % lundi en milieu de matinée.

