Les recettes ordinaires de l’État ont franchi un cap en 2025, atteignant 424 milliards de dirhams, soit une progression annuelle de 14,2 %. Devant les députés, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a salué un résultat qui reflète à la fois la solidité des finances publiques et le dynamisme de l’économie nationale.
Ce bond est en grande partie porté par la hausse des recettes fiscales, dont le niveau a dépassé de 7 % les prévisions initiales. L’impôt sur les sociétés s’est hissé à 91,4 milliards de dirhams, la TVA à 97,7 milliards, et l’impôt sur le revenu à 65,4 milliards. Tous trois ont affiché des taux de réalisation supérieurs aux attentes.
Les droits de douane ont progressé de 12,9 %, pour atteindre 17,2 milliards de dirhams. De leur côté, les recettes issues de la taxe intérieure de consommation ont crû de 13,8 %, totalisant 41,5 milliards. Depuis 2021, le rythme annuel moyen de croissance des recettes fiscales s’est établi à 12,4 %, signe d’une tendance bien ancrée.
Cette dynamique a permis de faire face à des charges supplémentaires, dont une enveloppe de 15 milliards de dirhams consacrée aux dépenses de personnel, dans le cadre des engagements issus du dialogue social. Le financement de la généralisation de la protection sociale, qui a mobilisé 37,7 milliards en 2025, a également été soutenu.
Enfin, les ressources disponibles ont favorisé l’investissement public, avec des décaissements atteignant 125,3 milliards de dirhams. Malgré ce niveau de dépenses, le déficit budgétaire est resté contenu à 3,5 % du PIB, tandis que l’endettement du Trésor a reculé à 67,2 %, traduisant une trajectoire financière toujours sous contrôle.
