À la veille du huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 face au Mali, le sélectionneur de la Tunisie, Sami Trabelsi, s’est présenté en conférence de presse avec un discours mêlant lucidité, détermination et appel à l’unité.
Le technicien tunisien n’a pas éludé les critiques suscitées par le parcours mitigé des Aigles de Carthage lors de la phase de groupes. « Nous avons disputé des matchs où nous n’avions plus droit à l’erreur. Les résultats n’ont pas toujours été satisfaisants, et nous en sommes conscients », a-t-il reconnu, tout en insistant sur les progrès observés au niveau individuel et collectif.
Selon Trabelsi, ces rencontres ont permis au groupe de mieux cerner son véritable niveau face à la concurrence africaine. « Ces matchs doivent nous donner une vision claire de notre vrai visage face à nos compétiteurs », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de tirer les enseignements des erreurs commises.
Sur le plan mental, un aspect largement évoqué par les journalistes, le sélectionneur a admis un certain impact psychologique après les matchs contre le Nigeria et la Tanzanie. « Le mental est très important. Il y a eu un moment de baisse, mais l’équipe a su se libérer progressivement, même si ce n’est pas encore à 100 % », a-t-il précisé.
Interrogé sur la pression populaire, le sélectionneur s’est dit fier du soutien massif des supporters tunisiens présents au Maroc. « La pression fait partie du football, encore plus en sélection nationale. Nous savons la gérer, comme nous l’avons toujours fait au cours de nos carrières », a-t-il assuré.
À propos de l’adversaire malien, Sami Trabelsi a souligné le respect qu’il porte à une « grande nation de football », rappelant que les confrontations passées n’auront que peu d’influence sur ce match à élimination directe. Il a précisé « C’est une nouvelle compétition qui commence. Nous devons être concentrés, bien organisés et prêts à livrer un grand match ».
Malgré les changements de terrains et les contraintes logistiques, le sélectionneur reste confiant quant à la capacité de son équipe à répondre présent. « Nous n’avons pas beaucoup de choix : il faut gagner et passer au tour suivant », a-t-il conclu, plaçant l’issue de la rencontre sous le signe du travail, de la concentration et de la foi.
La Tunisie affrontera le Mali avec l’ambition de retrouver son meilleur niveau et de poursuivre son aventure continentale.




