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jeudi 8 janvier 2026

CAN 2025 : place aux quarts, le tournoi entre dans sa zone de vérité

La phase des huitièmes de finale a livré son verdict sans surprise majeure mais avec des enseignements riches, certaines grandes nations ont confirmé leur statut, d’autres ont dû s’arracher pour rester en vie, et quelques outsiders solides ont forcé le respect. Après des affrontements souvent fermés et disputés, les huit équipes encore en lice ont gagné le droit de rêver plus grand.

Le Maroc s’est imposé contre la Tanzanie dans un match tendu mais maîtrisé, confirmant sa position de favori dans le tournoi. Le Mali a éliminé la Tunisie après un combat serré qui s’est finalement joué aux tirs au but. De son côté, le Sénégal a répondu présent face au Soudan avec autorité, tandis que le Cameroun a renversé l’Afrique du Sud dans une rencontre intense et engagée. Le Nigeria n’a fait qu’une bouchée de son adversaire du tour précédent, et l’Algérie a arraché sa qualification en prolongation grâce à un but tardif. L’Égypte a validé son billet après une victoire après prolongation, et la Côte d’Ivoire a signé une prestation convaincante pour avancer en quarts.

Les quarts de finale

Mali – Sénégal

Date : Vendredi 9 janvier
Lieu : Stade Ibn Batouta – Tanger

Ce duel oppose deux nations au tempérament bien trempé. Le Mali a forgé sa place par l’abnégation et une organisation collective solide, capable de souffrir et de frapper au bon moment. Face à lui, le Sénégal, habitué à ces matchs à haute tension et doté d’une profondeur d’effectif significative, dispose d’arguments techniques et physiques évidents.

Favori : Sénégal – pour son expérience et sa capacité à élever son niveau dans les grands rendez-vous, même si le Mali peut faire déjouer les pronostics par son combat et sa cohésion.

Maroc – Cameroun

Date : Vendredi 9 janvier
Lieu : Stade Prince Moulay Abdellah – Rabat

Cette rencontre met en avant le pays hôte. Le Maroc, porté par le soutien de son public et un contexte favorable, aborde ce quart de finale avec la volonté affirmée de changer de dimension après un parcours jusque-là maîtrisé sans être pleinement convaincant. L’enjeu est clair élever le niveau de jeu au moment décisif. En face le Cameroun, quintuple champion d’Afrique, s’appuie sur son vécu des grands rendez-vous et sa capacité à répondre aux confrontations les plus exigeantes.

Favori : Maroc – le fait de jouer à domicile lui donne un avantage. Le Cameroun reste toutefois un adversaire prestigieux et jamais facile à manœuvrer.

Algérie – Nigeria

Date : Samedi 10 janvier
Lieu : Stade de Marrakech – Marrakech

Dans ce duel entre deux poids lourds africains, l’Algérie s’est qualifiée au bout du suspense après une prolongation héroïque, témoignant d’un collectif discipliné et capable de gagner même quand le jeu ne flamboyait pas. En face, le Nigeria a fait valoir sa puissance offensive et sa régularité dans le jeu, montrant qu’il pouvait faire la différence à tout moment.

Nigeria – porté par une supériorité athlétique affirmée et un potentiel offensif parmi les plus redoutables du continent, le Nigeria aborde cette affiche avec un avantage théorique. L’Algérie, toutefois, a déjà démontré sa capacité à renverser des scénarios a priori verrouillés.

Égypte – Côte d’Ivoire

Date : Samedi 10 janvier
Lieu : Stade Municipal d’Agadir – Agadir

L’Égypte, septuple championne d’Afrique, se présente avec une équipe disciplinée, consciente que chaque duel à ce niveau doit être géré avec sang-froid et précision. Son attaquant vedette a rappelé que rien n’était impossible, même face à des critiques soulignant qu’elle n’était pas considérée comme favorite du tournoi.
La Côte d’Ivoire, championne en titre, arrive avec confiance et une équipe bien équilibrée, capable d’allier intensité, technique et mouvements rapides vers l’avant.

Favori : Côte d’Ivoire – pour son statut de champion sortant et sa capacité à imposer son jeu collectif, mais l’Égypte est loin d’être un adversaire à sous-estimer et pourrait créer la surprise.

Ce qu’on retiendra :

Les huitièmes de finale ont fait le tri entre les équipes capables de durer et celles qui butent sur leurs propres contradictions. Les quarts, eux, s’annoncent plus exigeants encore

Chaque rencontre se joue sur l’isolation des erreurs, la gestion des temps faibles, et la capacité à être décisif au bon moment. Avec des confrontations aussi équilibrées, la suite du tournoi promet d’être intense, tactique… et ouverte jusqu’au dernier souffle.

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