Lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, plusieurs vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des stadiers retirer, parfois avec fermeté, des serviettes déposées au bord de la pelouse par certains joueurs ou membres du staff. Des séquences qui ont alimenté des rumeurs sur de supposés « grigris » ou pratiques occultes, certains internautes parlant même de « vols de serviettes ». Ces interprétations relèvent pourtant plus du fantasme qu’autre chose. En réalité, les interventions des agents de sécurité s’appuient sur des règles précises établies par les instances internationales du football.
Ce que dit le règlement
La FIFA, dans son Laws of the Game édité par l’International Football Association Board (IFAB), interdit formellement la présence d’objets non autorisés sur le terrain de jeu et ses abords immédiats. L’article 1, qui définit la surface de jeu, stipule que celle-ci doit rester libre de tout équipement ou accessoire étranger pouvant interférer avec le déroulement du match, la sécurité des joueurs ou l’intégrité de la compétition.
En complément, les règlements des compétitions organisées ou reconnues par la Confédération Africaine de Football (CAF) précisent que seules les bouteilles d’eau, trousses médicales ou dispositifs expressément autorisés par les officiels sont tolérés en bord de terrain. Les serviettes, comme tout autre objet personnel ou superflu, ne font pas partie de cette liste.
Pourquoi cette rigueur ?
Au-delà du strict respect des règles, il s’agit aussi d’une mesure de bon sens. Le maintien d’un terrain dégagé prévient tout risque de litige, d’obstruction ou de confusion, en particulier dans un contexte de compétition internationale où chaque détail compte. Laisser des objets non autorisés sur le bord du terrain ouvre la voie à toutes sortes d’interprétations, de contestations ou de tentatives d’influence. L’intervention des stadiers, souvent à la demande de l’arbitre ou du délégué de match, vise donc à faire appliquer le règlement, rien de plus.
Les rumeurs de « grigris », un contre-sens
L’amplification sur les réseaux sociaux de scènes où des joueurs tentent de récupérer leurs serviettes n’a pas tardé à nourrir des récits détournés, mêlant superstition, sorcellerie supposée et connotations culturelles douteuses. Ces dérives, parfois teintées d’ironie, relèvent d’une lecture fantaisiste déconnectée du cadre réel dans lequel ces compétitions sont organisées.
Les règles sont les mêmes pour tous, indépendamment des nationalités, des styles de jeu ou des habitudes de préparation. La CAN, encadrée par la CAF et régie selon les standards FIFA, ne fait aucune exception. Il ne s’agit pas d’interpréter les intentions des joueurs mais de faire respecter les normes en vigueur, pour garantir à tous un cadre équitable et maîtrisé.
Une compétition, un cadre, des règles
L’application stricte du règlement est un élément fondamental de la crédibilité d’un tournoi comme la CAN. Les arbitres, les délégués techniques et les responsables de la sécurité sont mobilisés pour veiller à l’uniformité des conditions de jeu. Ce principe implique parfois d’intervenir là où certains y verraient une anecdote, voire une injustice. Mais dans une compétition de cette envergure, il n’y a pas de place pour les interprétations libres. Ce sont les textes officiels qui font foi.
