La généralisation des paiements électroniques avance à grands pas au Maroc. Portée par une croissance soutenue du nombre de transactions et par une adoption plus large des outils digitaux, la monétique s’impose comme un levier clé de la transformation des usages financiers dans le pays.
Selon les derniers chiffres du Centre Monétique Interbancaire, plus de 619 millions d’opérations de paiement et de retrait ont été effectuées par carte bancaire au Maroc durant les neuf premiers mois de 2023, pour un montant global dépassant les 500 milliards de dirhams. Cette progression concerne aussi bien les achats en magasin que les paiements en ligne, qui ont connu une hausse de plus de 34 % sur un an.
Derrière chaque transaction, un système complexe s’active. La monétique repose sur une chaîne d’interaction entre le client, le commerçant, la banque du porteur de carte, celle du commerçant, et les réseaux internationaux comme Visa ou Mastercard. L’ensemble est orchestré par des technologies qui assurent la transmission, la vérification et l’autorisation du paiement en quelques secondes.
Au Maroc, plusieurs outils coexistent. La carte bancaire reste l’instrument dominant, avec plus de 20 millions de cartes en circulation. Elle est utilisée via des terminaux de paiement électronique (TPE), des guichets automatiques ou encore pour les achats en ligne. Le paiement mobile progresse également, même s’il reste encore marginal par rapport aux volumes globaux.
Les avantages de la monétique sont largement reconnus : rapidité, sécurité, traçabilité des flux, réduction de la circulation d’espèces, et amélioration de l’accès aux services financiers, notamment pour les populations non bancarisées. Des entreprises telles que Damane Cash, aux côtés d’autres acteurs du secteur, contribuent à cette dynamique en proposant des solutions adaptées aux commerçants et aux particuliers.
L’inclusion financière reste en effet un enjeu majeur. Malgré les avancées, près de 40 % des Marocains adultes ne disposent toujours pas de compte bancaire, selon les dernières données de Bank Al-Maghrib. Le développement de solutions de paiement électroniques accessibles et fiables est donc au cœur des efforts visant à combler cette fracture.
Si la tendance est clairement à la digitalisation, des défis subsistent. Les risques de fraude, les interruptions de service ou encore la protection des données personnelles appellent une vigilance constante de la part des opérateurs et des régulateurs. La confiance des usagers reste la condition essentielle pour ancrer durablement la monétique dans les habitudes de paiement des Marocains.




