Mehdi Tazi prend les commandes de la CGEM. L’entrepreneur a été élu, jeudi 14 mai à Casablanca, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire élective de l’organisation patronale. Son binôme, Mohamed Bachiri, a été élu vice-président général pour le mandat 2026-2029.
Le tandem succède à Chakib Alj et Mehdi Tazi, qui formaient l’équipe dirigeante sortante. Seule candidature en lice, le duo Tazi-Bachiri a obtenu 3.773 voix sur 4.123 suffrages exprimés, soit 91 pour cent des votes, selon les chiffres rapportés par Le Matin.
Cette élection marque une transition interne au sein du patronat marocain, Mehdi Tazi ayant déjà occupé la fonction de vice-président général de la CGEM. Diplômé de Télécom Paris Sud et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, il a notamment évolué dans l’assurance avant de prendre la tête de Marsh Beassur, après un parcours au sein du groupe Saham.
Mohamed Bachiri apporte, lui, un profil industriel au nouveau tandem. Directeur général de Somaca, vice-président de la CGEM et président de la Commission Innovation et Développement Industriel, il a rejoint Renault Maroc en 2006 après un passage par Lafarge Maroc. Son parcours est étroitement lié au développement de l’écosystème automobile national, notamment autour du projet industriel Renault-Nissan à Tanger.
Le programme présenté avant l’assemblée élective s’articule autour de plusieurs priorités, dont l’amélioration de l’environnement des affaires, la souveraineté productive, l’innovation, le rayonnement international et le renforcement des synergies internes. Le tandem avait affiché l’ambition de faire évoluer la CGEM d’un rôle de plaidoyer vers une logique davantage tournée vers la réalisation et l’impact.
Fondée en 1947, la CGEM se présente comme la voix du secteur privé marocain. Elle revendique plus de 90.000 membres directs et affiliés et intervient auprès des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des acteurs institutionnels pour défendre les intérêts de l’entreprise marocaine.

