Chez CIH Bank, l’augmentation de capital réservée au personnel ne relève pas d’un simple détail technique dans le sillage du procès verbal d’une Assemblée générale extraordinaire. La banque ouvre à ses salariés et à ceux de ses filiales une opération pouvant atteindre 250 millions de dirhams. Un signal interne, au moment où le secteur bancaire marocain entre dans une phase plus concurrentielle.
L’opération, approuvée le 22 mai, s’accompagne d’une suppression du droit préférentiel de souscription. Elle vient s’ajouter à une autre augmentation de capital, plus large, plafonnée à 750 millions de dirhams. Au total, CIH se donne ainsi la possibilité de renforcer son capital à hauteur de 1 milliard de dirhams.
Mais l’intérêt du dossier dépasse la seule dimension financière. En associant ses salariés à cette opération, CIH active aussi un levier d’adhésion et d’alignement interne. Dans un marché où AWB, BOA, BCP et désormais Saham avancent avec des ambitions importantes, la compétition bancaire ne se mesure plus seulement au bilan. Elle se mesure aussi dans les agences, le digital, la relation client et la capacité à fidéliser les talents.
C’est dans ce sens que l’expression « effort de guerre » peut être entendue. Non dans sa logique martiale bien entendu, mais comme une mobilisation collective autour d’une trajectoire de développement. CIH ne cherche pas uniquement à renforcer son capital. La banque ouvre aussi la possibilité à ses collaborateurs de prendre part à cette dynamique.
Reste désormais la question des modalités concrètes de l’opération, qui seront fixées par le Conseil d’administration et la présidence. Prix de souscription, calendrier, conditions d’accès et niveau d’adhésion du personnel permettront de mesurer la portée réelle de cette ouverture du capital.

